«Il est perdu sur la glace»: Barron a besoin de rodage à Nashville


Nicolas Cloutier
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Lorsque les Predators de Nashville ont échangé Alexandre Carrier aux Canadiens de Montréal, ils ont obtenu en Justin Barron un jeune défenseur talentueux qui avait perdu confiance en ses moyens. Et c’est exactement ce que l’on observe lors de ses premiers matchs avec sa nouvelle équipe.
Le journaliste affecté à la couverture des Predators pour le quotidien The Tennessean, Alex Daugherty, a candidement avoué sur X samedi que Barron devenait «dur à regarder jouer», une publication qui a suscité une tonne de réponses de la part de partisans des Canadiens qui, essentiellement, se targuaient d’avoir prévu le coup.
I don't want to overreact to 4+ games, but... Justin Barron is tough to watch. Just from a decision making point of view, he is all over the place.
— Alex Daugherty (@AlexDaugherty1) 5 janvier 2025
Contacté en privé par TVA Sports, Daugherty s’est expliqué sur le jeu du défenseur droitier. S’il s’est fait plus nuancé que sur ses réseaux sociaux, il n’a pas eu le choix d’appeler un chat un chat: Barron est un joueur qui se cherche.
«Lors des deux derniers matchs, il était juste perdu, a-t-il observé. À un moment, il orchestrait une poussée à l’attaque avec deux attaquants derrière lui, et tu voyais que Roman Josi était frustré. C’est son travail à lui, pas à Barron.»
Contexte: l’entraîneur-chef des Predators, Andrew Brunette, préfère que les défenseurs ne s’aventurent pas et qu’ils effectuent plutôt des passes rapides aux ailiers. Mais Josi a naturellement une permission spéciale. Permission que ne détient pas Barron.
«Il prend de drôles de décisions. Mais pour le moment, appelons ça une période d’ajustement», a tempéré Daugherty.
Barron n’a disputé que cinq matchs avec les Predators après tout. La confiance fragile, il se familiarise avec un nouveau système de jeu.
«Je vais souligner qu’il est un excellent patineur. Il peut jouer avec la rondelle. Les habiletés sont là», a mentionné le journaliste.
Les Preds seront patients
En se départissant de Carrier, les Predators envoyaient déjà le signal qu’ils démissionnaient sur la saison 2024-2025. Ainsi, l’organisation ne misait pas sur un impact immédiat de Barron au sein de la formation.
Plutôt, elle estimait qu’elle pouvait développer un défenseur avec des aptitudes intéressantes, comme elle y est parvenue avec un certain succès dans les dernières années.
«Il a été laissé de côté pour quelques matchs, puisqu’ils le voient comme un projet à long terme, a précisé Daugherty. C’était prévu d’avance qu’il soit le septième défenseur. En ce moment, il joue parce qu’Adam Wilsby et Jérémy Lauzon sont blessés.»
Selon notre intervenant, la hiérarchie des défenseurs dans l’organigramme des Predators à l’heure actuelle, «en termes d’importance», est ainsi faite:
Josi
Skjei
Wilsby
Lauzon
Stastney
Molendyk
Blankenburg
Schenn
Barron
Gibson
Del Gaizo
Et Barron pourrait même fourbir ses armes à Milwaukee, dans la Ligue américaine, la saison prochaine.
«Particulièrement si tu considères l’arrivée de Tanner Molendyk», a ajouté Daugherty. Barron devrait toutefois passer par le ballottage. C’est un pensez-y-bien.
S’il fallait trancher immédiatement, il n’y aurait pas de débat: Kent Hughes est coupable de vol à l’étalage. Mais pour les Predators, qui ne croient plus à leurs chances de faire les séries cette saison, cela a bien peu d’importance.