«Il est bon, ce petit»: avec son «triplé», Alexandre Texier fait couler de l’encre chez lui

Jessica Lapinski
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Avant d’inscrire son premier tour du chapeau dans la LNH contre les Panthers de la Floride jeudi, un très jeune Alexandre Texier avait réussi l’exploit à seulement 17 ans, en Championnat de France.
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Texier portait alors les couleurs de Grenoble, et parlant de couleurs, il en avait fait voir de toutes sortes à Dijon, le soir de son 17e anniversaire.
L’INA, les archives nationales de la télévision française, a d’ailleurs profité de la performance du Français face aux Panthers pour ressortir un reportage datant d’une décennie et qui relate la soirée faste de Texier.
On y entend notamment l’entraîneur de Dijon Jonathan Paredes souffler «il est bon, ce petit», avant d’ajouter qu’à ce rythme, «il ne restera pas longtemps en France».
Celui qui était qualifié de «sensation des Brûleurs de Loups» explique aussi, tout sourire, qu’il faut montrer «du caractère» pour s’illustrer dans le championnat professionnel à son âge.
Texier avait conclu cette saison dans le championnat français avec une récolte de 19 points, dont 10 buts, en 40 rencontres, avant de faire le saut en Suède.
«Autrement dit, il a marqué trois buts»
Une décennie plus tard, le Français désormais âgé de 26 ans a de nouveau fait couler de l’encre chez lui, la nuit dernière, grâce à son premier «triplé en NHL», comme l’écrit le quotidien L’Équipe.
Il est par le fait même devenu le second joueur originaire de la France à réaliser l’exploit, après notre chroniqueur Antoine Roussel, en 2017.
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«Alexandre Texier, le seul Français à jouer en NHL, est en train de vivre la meilleure période de sa carrière dans la ligue pro nord-américaine», mentionne L’Équipe, qui, comme France 3 ou le Dauphiné Libéré, a temporairement troqué «foot», rugby, tennis ou cyclisme pour s’intéresser davantage au palet et à la crosse.
Même Le Monde a fait mention du fait d’armes du natif de Saint-Martin-d’Hères, près de Grenoble, à moins d’un mois des Jeux olympiques, auxquels l’Hexagone participera en hockey sur glace pour la première fois depuis 2002.
«Jeudi 8 janvier, face aux Florida Panthers (6-2), doubles champions en titre, l’Isérois a signé un tour du chapeau, selon l’expression locale en vigueur. Autrement dit, il a marqué trois buts.»
Plus difficile pour les Français?
Le Monde a aussi interrogé un autre ancien du Canadien, le gardien Cristobal Huet, au sujet des prouesses de Texier, qui revendique six points à ses deux derniers matchs.
Les deux hommes sont par ailleurs originaires de la même ville. Huet, qui a porté les couleurs du CH entre 2005 et 2008, ne s’étonne pas des succès que connaît son compatriote actuellement, pas plus que de son explosion tardive.
«Il est plus difficile de s’imposer en NHL quand on vient de France ou des plus petits pays de hockey, croit Huet. À niveau égal, les jeunes joueurs canadiens, américains, suédois ou finlandais sont privilégiés. On est toujours dépendants du choix des coachs.
«Parfois, les occasions ne se présentent pas. Le Canadien cherchait un joueur de son profil. Il avait des blessés. Il a saisi sa chance et a eu un impact immédiat.»