«Il avait un côté très paternel»: Claude Lemieux avait invité Joël Bouchard à demeurer chez lui en Arizona
Agence QMI
Partager
Claude Lemieux était un coéquipier en or. Joël Bouchard peut en témoigner.
• À lire aussi : Claude Lemieux meurt à 60 ans, quelques jours après avoir porté le flambeau au Centre Bell
• À lire aussi : Décès de Claude Lemieux : Sylvain Lefebvre perd un ami de longue date
• À lire aussi : Le Canadien et la LNH pleurent Claude Lemieux
Lorsque ce dernier participait au camp des Coyotes de Phoenix en 2000, Lemieux n’avait pas hésité à inviter son jeune coéquipier à demeurer chez lui en Arizona. Il ne voulait pas qu’il reste à l’hôtel, même si la place de Bouchard avec l’équipe première n’était pas assurée.
« Claude m’avait dit : “Viens t’en chez nous. Reste pas à l’hôtel”. Je me battais pour une position dans l’équipe et il m’avait invité à venir rester dans sa maison d’invités. Sa femme et lui ont été extraordinaires. Je suis resté là pendant quelques mois. C’est ce genre de gars là. Il avait un côté très paternel avec beaucoup de bons conseils. Il était tellement instruit sur plein de dossiers, que ce soit l’art ou la politique, il avait une opinion et il la défendait bien, il était respectueux. »
Même si c’était un gars qui jouait dur sur la patinoire, il était un être unique et exceptionnel, se souvient Bouchard. Avec Lemieux, il n’y avait pas de cachettes.
« Encore la semaine passée, on a jasé pendant une vingtaine de minutes. C’était le fun de lui parler, il te disait toujours la vérité. Claude était agent comme il était joueur. [...] Quand tu parlais avec “Pépé”, tu parlais avec une vraie personne, tu parlais avec un individu qui te regardait dans les yeux, qui te posait des questions, qui te challengeait par moments. Je pense que c’est pour ça qu’on l’aimait. »
Bouchard s’est remémoré une situation alors qu’il était entraîneur-chef de l’Armada de Blainville-Boisbriand. Il rencontrait des difficultés avec un joueur qui était un client de Lemieux.
« Ça ne fonctionnait pas. Il m’avait dit : “Joël, dis-lui de s’en aller chez eux. C’est de ma faute, je vais être là pour toi. Je t’en dois une, je m’excuse”. Quand Claude te disait quelque chose, c’était la vérité. Ça n’était pas toujours ce que tu voulais entendre, mais c’était la vérité », a-t-il confié.
« Il était un être unique, exceptionnel. J’adorerais le côtoyer. C’était un gars qui a tellement joué dur et puis qui était tellement investi émotionnellement dans le hockey. Il était pareil avec ses clients aussi », a-t-il ajouté.