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Il a gagné 106 de ses 122 derniers matchs: un entraîneur de la LHJMQ ne sait tout simplement pas perdre

L'entraîneur-chef des Wildcats de Moncton, Gardiner MacDougall.
L'entraîneur-chef des Wildcats de Moncton, Gardiner MacDougall. Photo fournie par les Wildcats de Moncton
Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2025-03-15T04:00:00Z

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Les Wildcats de Moncton visent les grands honneurs dans la LHJMQ cette saison, et ça tombe bien, puisqu’ils ont, derrière le banc, un entraîneur qui ne sait pas perdre.

Gardiner MacDougall n’est pas le nom le plus connu au Québec. Dans les provinces maritimes, toutefois, il n’a plus besoin de présentation.

Embauché avant le début de la présente saison par l’organisation du Nouveau-Brunswick, MacDougall s’est présenté avec un CV plus que garni: il venait de diriger le programme des Reds de l’Université du Nouveau-Brunswick (UNB) pendant 24 saisons, les menant au titre national à neuf reprises. Ses 490 victoires avec les Reds sont un record du hockey universitaire canadien.

La saison passée, il avait mené l’équipe à une saison parfaite de 43 victoires, avant d’être embauché par Hockey Canada pour diriger l’équipe nationale au Championnat mondial de hockey des moins de 18 ans.

Le résultat: une fiche immaculée en neuf matchs, dont deux préparatoires, pour mettre la main sur l’or.

Et cette année, sous MacDougall, les Wildcats trônent seuls au sommet du classement général de la LHJMQ avec 49 victoires en 60 parties.

Que des victoires

En incluant les séries de 2023, les parcours parfaits de l’an dernier avec l’UNB et Équipe Canada ainsi que la difficile présaison des Wildcats (fiche de 1-5) et leur saison régulière dominante jusqu’ici, MacDougall a remporté 106 de ses 122 derniers matchs. C’est donc dire qu’avec un pourcentage de victoires de 0,869, il gagne presque neuf matchs sur dix depuis plus de deux ans.

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Le sympathique entraîneur a éclaté de rire lorsqu’on lui a fait remarquer, lors d’un récent entretien, que plusieurs étaient à la recherche de sa recette miracle!

«Je pense que je suis simplement chanceux d’avoir pu diriger autant de bons joueurs et d’avoir été entouré de tellement de personnes compétentes. Aux moins de 18 ans, on a eu la chance d’avoir plusieurs des meilleurs joueurs au monde, ce qui n’est pas le cas chaque année. Pour moi, ç’a toujours été important d’être entouré des meilleurs. Oui, j’amène beaucoup d’énergie, mais il faut ensuite que les joueurs mettent la main à la pâte», mentionne humblement cette «verte recrue» de 65 ans.

Photo fournie par les Wildcats de Moncton
Photo fournie par les Wildcats de Moncton
Chiffres biaisés?

Certains diront que les succès de MacDougall au fil des ans peuvent s’expliquer en partie par les moyens financiers du programme de l’Université du Nouveau-Brunswick. On vous rappelle que l’ancien Rempart Matthew Boucher nous avait déjà confié en entrevue que MacDougall, qui tentait de le convaincre de se joindre à son programme, était venu le chercher en jet privé à Québec.

«Une fois arrivé [à Fredericton], il m’a assis dans un restaurant avec dix gars de l’équipe, nous a laissé sa carte de crédit et nous a souhaité bonne soirée.»

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Évidemment, avoir des moyens, ça aide.

Toutefois, au-delà de l’UNB, MacDougall a gagné partout où il est passé.

En 2013, il a dirigé Équipe Canada aux Universiades: il a gagné l’or.

En 2022, les Sea Dogs l’ont embauché afin de diriger l’équipe au tournoi de la Coupe Memorial, dont ils étaient les hôtes, après une déconfiture en séries, et il a gagné.

En 2023, il a de nouveau dirigé le Canada aux Universiades, et devinez quoi? Oui, il a gagné.

«C’est un entraîneur différent, mentionne l’attaquant des Wildcats Caleb Desnoyers, qui faisait partie de l’équipe championne au Mondial des moins de 18 ans. Tu vois qu’à ses yeux, on n’est pas juste des joueurs de hockey et que ce n’est pas juste un travail. Il veut gagner à tout prix avec nous.»

Il a horreur de la défaite

Desnoyers, qui le décrit comme un «très bon communicateur», a été à même de comprendre que la défaite, MacDougall en a horreur.

«Tu ne veux pas perdre quand c’est Gardiner ton coach, lance-t-il en riant. Après une défaite, il est frustré et il n’a jamais eu le sourire. Mais son approche est qu’on apprend à travers une défaite et il trouve toujours une manière de rebondir après. C’est pourquoi on n’a pas souvent perdu deux fois de suite cette année.»

Outre une séquence de trois revers de suite en tout début de saison, les Wildcats n’ont effectivement jamais encaissé deux revers de suite en 2024-2025.

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