«Il a fait quoi de plus que Dominique Ducharme?»
TVA Sports
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L’embauche de Sheldon Keefe à titre d’entraîneur-chef des Devils du New Jersey a réveillé une vieille rancœur chez Michel Therrien.
Keefe, qui a dirigé les Maple Leafs de Toronto de 2019 jusqu’à l’élimination de l’équipe au premier tour des présentes séries, a semblé être sans emploi pendant dix minutes tant il a été réembauché rapidement par une équipe de la LNH.
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Invité à «JiC» mardi, Therrien s’est demandé ce que Keefe avait bien pu faire pour obtenir ce nouvel emploi aussi vite pendant que d’autres doivent attendre bien plus longtemps, voire pour toujours.
«J'ai vu ça aujourd'hui, on nomme Sheldon Keefe au New Jersey, il a fait quoi de plus que Dominique Ducharme?», a interrogé Therrien.
«Ce qu'on reproche à Keefe, c'est de ne pas avoir de succès durant les séries éliminatoires, a-t-il ajouté. Un gars comme Dominique Ducharme, il en a eu, du succès dans les séries éliminatoires.»
À la suite de ce questionnement, le propos a bifurqué vers l’historique des anciens entraîneurs-chef du Canadien qui ont, au fil des années, souvent eu du mal à retrouver du travail aussi rapidement que Sheldon Keefe ne vient de le faire.
«C'est un bon coach (Ducharme), il est passé par le programme d'Hockey Canada et on dirait qu'il est comme oublié, a déploré Therrien. Et ça, ça vient me chercher. Autant ça peut être prestigieux de diriger le Canadien de Montréal, autant ça peut être le cimetière de ta carrière. C'est incroyable.»
«Si tu reviens dans le passé, pratiquement tous les entraîneurs qui sont passés par là ont dû refaire leurs classes», a-t-il ajouté.


«C'est la même chose avec les directeurs généraux, a poursuivi Therrien. Serge Savard, il y a eu Pierre Gauthier, Bob Gainey, là Marc Bergevin, qui a eu un règne de dix ans. Le gars a amené son club en finale de la Coupe Stanley (en 2021) et on aurait peut-être été en finale (en 2014) si on n'avait pas perdu Carey Price, et il n'a pas son opportunité. Et tu regardes des gars ailleurs, dès qu'ils perdent une job, ils en "pognent" une autre.»
Pourtant, affirme-t-il, occuper un poste important à Montréal, c’est toute une école.
«C'est comme aller à Harvard, tu apprends tellement, a-t-il imagé. J'ai été chanceux de le coacher deux fois, ce club-là. Tu apprends à gérer ce qui se passe sur la patinoire et l'extérieur, à travailler avec les médias, comment te comporter. C'est une école extraordinaire et on dirait qu'au contraire, ça nuit plus que d'autre chose. Je ne comprends pas pourquoi. Parce qu'il y a des maudits bons gars qui sont passés par là et qui n'ont jamais été capables de se replacer.»
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