Deux revirements, mais un jeu décisif: Lane Hutson en connaîtra des soirées comme ça


Jonathan Bernier
Partager
Lane Hutson deviendra une pièce maîtresse du Canadien. Un jour, il sera peut-être reconnu comme le meilleur joueur du repêchage de 2022. Une cuvée lors de laquelle il a été sélectionné au 62e rang.
Déjà, il montre des signes en ce sens. Il manie la rondelle, voit le jeu et se déplace avec l’aisance d’un vétéran de plusieurs saisons. Mais il est encore en mode apprentissage. Sa tenue dans le match d’hier, malgré la victoire de 4 à 3 du Canadien à Detroit, nous a rappelé que l’Américain est âgé d’à peine 20 ans. Et qu’il ne compte que 34 matchs d’expérience dans la LNH.
Dans l’ensemble, la recrue n’a pas connu un mauvais match, mais elle a été à l’origine de deux buts des Wings. Sur le premier, celui de Patrick Kane, il a échappé le disque à sa propre ligne bleue, permettant aux locaux d’orchestrer une rapide contre-attaque.
Et comme c’était Kirby Dach qui tentait de contrer Kane, on se doutait que ça finirait mal.

Sur le troisième, celui de Tyler Motte, sa tentative de placement de rondelle en zone neutre a été interceptée par Michael Rasmussen. Pas au bout de ses peines, Hutson a vu le relais de Rasmussen à l’endroit de Motte lui passer sous le nez.
Mécontent, le défenseur a martelé la glace de son bâton. Il a fallu que Stéphane Robidas lui glisse quelques mots à l’oreille, à son retour au banc, pour le calmer et lui remonter le moral.
On reconnaît les vrais à la capacité qu’ils ont de se relever rapidement. Trois présences plus tard, sa détermination près du filet de Cam Talbot a forcé Joe Veleno à écoper d’une punition, offrant une supériorité numérique au Tricolore.
Attaque massive lors de laquelle Hutson a répété ce qu’il fait de façon presque aussi régulière qu’un métronome: préparer la table pour un but de Patrik Laine.
Un septième but en huit matchs pour le Finlandais. Tous inscrits de façon identique, même si la planète entière connaît le patron de jeu.
Evans se rend indispensable
Pour la première fois de la saison, le Tricolore a dépassé le plateau des 30 tirs. Un effort collectif considérant que chacun des 18 patineurs en a enregistré au moins un.
Cela dit, c’est au quatrième trio, celui composé d’Emil Heineman, Jake Evans et Joel Armia qu’il faut lever notre chapeau.
Heineman a donné le ton en permettant aux siens d’ouvrir la marque dans un huitième match de suite. Evans a célébré le 300e match de sa carrière en inscrivant un but de toute beauté en infériorité numérique.
Quant à Armia, c’est pratiquement lui qui a fait tout le travail pour permettre à Arber Xhekaj de faire scintiller la lumière rouge pour la première fois de la saison.
Le Finlandais a également été très solide en protection de rondelle, alors que les Red Wings attaquaient avec six joueurs. Un travail défensif à souligner, tout comme celui d’Evans.
D’ailleurs, ces deux spécialistes du jeu défensif et Heineman sont les seuls attaquants du Canadien à avoir terminé la soirée au-dessus du point de congélation.
Juste comme ça. Rappelons que le bon Jake est à la recherche d’un nouveau contrat. Depuis le début de la saison, il sait se montrer indispensable.
Rentrée réussie pour Carrier
Alexandre Carrier a réalisé son rêve de porter les couleurs du Canadien. Et il a réussi sa rentrée. Le défenseur acquis mercredi soir a été utilisé pendant un peu plus de 18 minutes et demie. Il a effectué un travail plus qu’honnête.
Comme prévu, il a offert à Martin St-Louis et ses adjoints une option supplémentaire en infériorité numérique. Carrier a vu de l’action dans trois des huit minutes que les Montréalais ont passé à court d’un homme.
Jeux simples, mais efficaces, impliqué physiquement et fiable défensivement, le Québécois a semblé à l’aise à la droite de Kaiden Guhle.
Maintenant que la glace est brisée, Carrier peut se préparer à connaître une soirée haute en émotion, demain soir, au Centre Bell.