Échange de Monahan aux Jets: Hughes a pris la seule décision possible

Marc de Foy
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La compensation obtenue pour Sean Monahan vous déçoit? Vous auriez préféré que Kent Hughes retienne ses services? Vous auriez aimé que le DG du Canadien acquière un jeune joueur correspondant au profil d’un Kirby Dach ou d’un Alex Newhook, comme plusieurs l’ont mentionné dans les réseaux sociaux? Ce scénario ne s’y prêtait pas puisque Monahan sera admissible à l’autonomie complète.
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Personne ne niera que le joueur de centre originaire de Brampton a rendu de fiers services au Tricolore cette année. On entend déjà que le Canadien pourrait aller le rechercher au cours de l’été, comme Marc Bergevin l’avait fait avec Tomas Plekanec.
Or, on parle de deux situations différentes.
Un joueur de l’âge de Monahan, qui franchira le cap de la trentaine cette année, ne cadre pas vraiment dans un processus de reconstruction. Par le temps que le Tricolore devienne une équipe compétitive, Monahan aurait 32, 33 ou 34 ans.
Un contrat de longue durée deviendrait lourd à porter.
Va pour le repêchage
Regardons la situation d’un autre œil.
Oui, comme plusieurs amateurs le déplorent, le Canadien va glisser au classement d’ici la fin de la saison. Donc, dans un contexte où il y a peu à espérer d’une équipe qui ne va nulle part pour le moment, mieux vaut qu’elle baisse de quelques échelons au repêchage.
L’organisation montréalaise vient actuellement au septième rang avec son propre choix de premier tour. Le Wild du Minnesota et les Sénateurs d’Ottawa pourraient les rattraper au classement, ce qui pourrait leur conférer le cinquième choix, comme l’an dernier.
Oui, la loterie du repêchage est un couteau à deux tranchants. Elle peut vous permettre de monter de quelques rangs comme elle peut vous faire baisser de quelques échelons. Mais pour des équipes comme le Canadien, le risque n’est pas grand.
D’autre part, certains amateurs commencent déjà à en avoir assez du plan de relance du Canadien. Au risque de me répéter, il n’y a rien de facile là-dedans. Les Sabres de Buffalo et les Sénateurs d’Ottawa sont des exemples.
Ça prend du courage pour se lancer dans une telle opération. Une fois engagé dans cette voie, il faut s’appliquer à bien faire les choses afin d’obtenir les résultats souhaités.
La direction du Canadien en place mérite qu’on lui fasse confiance.
Oui au tournoi des Quatre nations!
Ce sont deux excellentes nouvelles que la Ligue nationale de hockey et l’Association des joueurs ont annoncé, hier, à Toronto. Après deux absences remarquées, les joueurs de la LNH tenaient absolument à retourner aux Jeux olympiques. C’est l’Italie qui en bénéficiera en 2026 et fort probablement la France en 2030, sans oublier les millions d’amateurs à travers la planète hockey.
Mais que dire de la création de ce tournoi des Quatre nations, qui regroupera, à pareille date l’an prochain, les meilleurs joueurs du Canada, des États-Unis, de la Suède et de la Finlande. Qui plus est, Montréal serait retenue pour la présentation des matchs en sol canadien. Les matchs en territoire américain auraient lieu à Boston.
L’événement remplacera le match des étoiles, ce dont très peu de gens se plaindront. C’est à souhaiter d’ailleurs que cette rencontre soit supprimée à jamais. La LNH est la seule ligue professionnelle majeure en Amérique du Nord à recourir à une formule hybride pour la présentation de sa classique annuelle.
Un match de cinq minutes à trois contre trois, c’est super! Mais plus que ça, c’est trop!
Verriez-vous le match des étoiles du baseball majeur avec six joueurs au lieu de neuf sur le terrain? Les rencontres de la LNF et de la MLS avec huit joueurs plutôt que 11?
Dubois passé à la moulinette
Vous avez entendu les propos de Rick Bowness au sujet du bel esprit qui règne chez les Jets de Winnipeg cette saison. Les oreilles de Pierre-Luc Dubois et de Blake Wheeler doivent leur bourdonner.
Pour ceux qui ne seraient pas au courant, Bowness a déclaré que son gardien étoile Connor Hellebuyck était très heureux de la transaction que les Jets ont conclue avec les Kings de Los Angeles, l’été dernier. Cet échange a incité Hellebuyck, un Américain natif du Michigan, à accepter une prolongation de contrat de sept ans avec les Jets.
Comme quoi il n’y a pas que les États-Unis dans la vie!
Bowness a été explicite dans ses commentaires.
«Le tout est de savoir qui veut faire partie de l’équipe et qui n’y tient pas, a-t-il dit.
«Tu ne peux pas garder un pied dans la porte parce que tu ne veux pas être ici. Ça ne marche pas comme ça. Ça affecte toute l’équipe.»
Dans les heures suivant cette déclaration, les Kings ont mis fin à leur association avec leur entraîneur Todd McLellan. Bien sûr, Dubois ne peut être tenu comme seul responsable de ce congédiement. Tous les joueurs de l’équipe doivent se regarder dans le miroir.
Mais que s’est-il passé pour qu’une équipe qui était apparue aussi dominante lors de son passage au Centre Bell en décembre dégringole au point d’être menacée de rater les séries?