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Hommage au Centre Bell: Andrei Markov a reçu un courriel qui l’a surpris

Il assure ne pas garder d’amertume de son départ en 2017

Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2025-12-03T23:42:06Z

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«Bonjour.» C’est avec ce petit mot en français et un sourire soutenu qu’Andrei Markov a renoué avec la presse montréalaise.

Portant un élégant cardigan en tricot noir sur une chemise blanche, le crâne rasé de près et une barbe bien taillée, Markov a répondu aux questions de la presse pendant un peu plus de 13 minutes à moins de deux heures de l’hommage que le Canadien lui réservait mercredi soir. Il est revenu sur ses 16 saisons dans l’uniforme du Tricolore.

«C’est un endroit spécial en raison des partisans, de la ville et des gens en dehors du hockey qui ont été gentils avec moi», a dit celui qui aura 47 ans le 20 décembre prochain.

Markov se trouve près du sommet de toutes les colonnes statistiques chez les défenseurs du Canadien. Il était donc logique qu’on lui rende un hommage bien mérité.

«Je ne m’attendais pas à ça, a-t-il quand même admis. J’ai été surpris quand j’ai reçu le courriel de Geoff [Molson] et j’étais content.»

Parmi ses plus beaux souvenirs, il y en a un qui lui vient immédiatement en tête. La date du 9 avril 2002 restera gravée dans sa mémoire.

«Le match où Saku est revenu au jeu après avoir battu le cancer. L’atmosphère sur la glace était incroyable», a mentionné Markov, qui demeure timide, mais qui n’a pas lésiné sur les sourires.

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C’est derrière

Markov a peut-être joué tous ses matchs dans la LNH avec le Canadien, mais il s’est arrêté à dix rencontres du chiffre magique de mille. Une négociation compliquée avec Marc Bergevin, le directeur général de l’époque, n’a pas porté ses fruits au cours de l’été 2017 et il est allé disputer trois autres saisons dans la KHL.

On sent que le sujet l’a tracassé par le passé, mais il assure que c’est derrière lui.

«Ça m’est resté en tête quand je suis parti de Montréal, mais maintenant c’est terminé, a-t-il assuré après une brève pause. Je n’ai pas de regrets et je suis chanceux d’avoir joué toute ma carrière à Montréal.

On pourra dire que les blessures l’ont aussi empêché d’atteindre le plateau mythique. Les saisons 2010-2011 et 2011-2012 ont été particulièrement pénibles, puisqu’il n’a totalisé que 20 matchs en deux ans.

«La deuxième fois que je me suis blessé au genou, ç’a été difficile et la convalescence a été très longue. Je ne savais pas si j’allais m’en sortir.»

Un grand ami

Markov est venu à Montréal avec deux de ses cinq enfants, dont son fils qui aura bientôt sept ans et avec qui il est venu visiter le Centre Bell mardi.

«C’est génial, je voulais lui montrer de quoi ça a l’air. Il commence à jouer au hockey et peut-être qu’un jour ça sera lui.»

Il a d’ailleurs mentionné que ses enfants le tenaient en forme, lui qui a l’air d’un gars qui pourrait aider le Canadien avec les problèmes défensifs qu’il traverse. Il a par ailleurs été désarçonné par une question au sujet de son amitié improbable avec P.K. Subban, une personne complètement à l’opposé de sa personnalité.

«Vous savez que c’est une personne spéciale. Je l’aime, je le respecte, j’aime le fait qu’il n’a jamais essayé d’être quelqu’un d’autre. Il est P.K. Vous le connaissez», a-t-il avancé après une longue réflexion.

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