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Homicide en 1979 à Causapscal: l’auteur du crime condamné à six ans de prison... 47 ans après les faits

Denis Desrosiers
Denis Desrosiers Capture d'écran TVA Nouvelles
Photo portrait de Dominique Lelièvre

Dominique Lelièvre

2026-06-02T17:06:35Z

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Rattrapé par la preuve ADN, un homme de 69 ans a pris le chemin des cellules pour les six prochaines années, près d’un demi-siècle après avoir causé la mort d’un citoyen innocent lors d’un braquage à domicile qui a mal tourné.

• À lire aussi : Mort d’Adrien Allard en 1979 : Denis Desrosiers reconnaît sa culpabilité

Denis Desrosiers, 69 ans, a reconnu en février dernier avoir commis l’homicide involontaire d’Adrien Allard à Causapscal, le 10 février 1979, dans la vallée de la Matapédia.

Il avait gardé le silence toutes ses années, mais est finalement passé aux aveux après avoir été retracé par les policiers grâce à des avancées technologiques en matière d’analyse d’ADN.

Adrien Allard, 59 ans.
Adrien Allard, 59 ans. Photo fournie par la Sûreté du Québec

La poursuite et la défense en sont venues à une suggestion commune de peine de 6 ans de détention qui a été entérinée par le juge Jérôme Simard au palais de justice d’Amqui, mardi.

Plusieurs proches du défunt étaient présents pour assister à ce dénouement.

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« Il faut comprendre que vous avez créé des souffrances importantes à des personnes, que ce soit pour des survivants de M. Adrien Allard et également sa famille », a souligné le magistrat en s’adressant au contrevenant sexagénaire.

« Cependant, il est vrai que lorsqu’un tribunal impose une sentence, on l’impose à un être humain et non à un crime », a soupesé le juge.

C'est dans cette maison qu'Adrien Allard a été tué à Causapscal en 1979.
C'est dans cette maison qu'Adrien Allard a été tué à Causapscal en 1979. Photo fournie par Louiselle Tremblay, résidente de Causapscal

Alors qu’il avait 22 ans, Denis Desrosiers a décidé de se rendre avec sa conjointe Linda Grenier, aujourd’hui décédée, chez Adrien Allard et son frère en motoneige afin d’y commettre un vol.

Sous l’influence de la drogue et de l’alcool, ils ont fait irruption dans la résidence du rang 2 et ont braqué une carabine sur les deux frères.

Une bagarre a éclaté et la victime s’est effondrée, terrassée par un « événement cardiaque » provoqué par le stress intense de l’événement.

Denis Desrosiers, qui aura 70 ans dans deux semaines, a bénéficié d’un rapport présententiel positif qui démontre que son risque de récidive est faible et qu’il est rongé par les remords.

Selon son avocate, Me Claudie Gallant Bergeron, le fait d’avouer son crime a été une véritable « libération » pour lui.

« On a une situation où le Denis Desrosiers que vous avez devant vous en 2026, monsieur le juge, ce n’est pas la même personne que le Denis Desrosiers de 1979 », a soutenu l’avocate de défense.

En février dernier, des membres de la famille de la victime ont accueilli le plaidoyer de culpabilité de l’accusé avec soulagement.

« Maintenant on sait la vérité. On sait comment ça s’est passé. On ne cherchera plus c’est qui, c’est quoi. On ne savait pas qui était la deuxième personne, mais elle a été nommée ce matin. Donc là, on le sait », disait Mario Allard, neveu d’Adrien Allard.

— Avec TVA Nouvelles

Plus de détails à venir...

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