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Hockey Québec impuissant face aux parents toxiques

Les images d’une spectatrice à Trois-Rivières qui escalade la bande de la patinoire pour taper un juge de lignes lors d’un match de hockey mineur sont rapidement devenues virales en décembre 2022.
Les images d’une spectatrice à Trois-Rivières qui escalade la bande de la patinoire pour taper un juge de lignes lors d’un match de hockey mineur sont rapidement devenues virales en décembre 2022. Capture d'écran, TVA Nouvelles
Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2024-10-23T22:21:18Z

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La violence verbale que subit les arbitres au hockey mineur provient des entraîneurs et des joueurs, mais principalement des spectateurs, a confirmé mercredi l’étude de Pôle sports HEC Montréal.

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«Ça serait facile de dire aux parents toxiques qu’on les sort des arénas, mais ce ne sont pas des membres. Il y a des limites à ce qu’une fédération peut faire avec eux. Présentement, on n’a pas les outils pour gérer les parents», a reconnu le directeur général de Hockey Québec, Stéphane Auger.

Ce dernier croit que les campagnes de sensibilisation ont leur limite et que le savoir-vivre ne peut pas être enseigné à tout le monde.

«On va travailler là-dessus à plus long terme, a-t-il promis. Le hockey, ça soulève la passion. On ne réglera pas tout demain matin, mais le but c’est d’arriver à réduire les abus.»

Stéphane Auger (à gauche), directeur général de Hockey Québec, et Éric Brunelle, directeur et fondateur du Pôle sports et professeur titulaire au Département de management, lors du dévoilement des résultats du programme de recherche sur la pénurie d'arbitres, mercredi.
Stéphane Auger (à gauche), directeur général de Hockey Québec, et Éric Brunelle, directeur et fondateur du Pôle sports et professeur titulaire au Département de management, lors du dévoilement des résultats du programme de recherche sur la pénurie d'arbitres, mercredi. Photo fournie par HEC Montréal

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«Inacceptable»

C’est un véritable changement social et culturel qui doit se mettre en branle.

«Quand tu travailles dans une banque, ça n’existe pas une telle violence. Il faut conscientiser le milieu et faire comprendre que la violence envers les officiels, c’est inacceptable. Parlerais-tu à tes enfants de même?» demande Dominic L. Marques, associé de recherche au Pôle sports.

Certaines avenues ont déjà été testées à petite échelle, comme nommer des parents modérateurs dans les gradins.

Développement global

Pour M. Auger, les entraîneurs, les joueurs et les parents doivent comprendre que les officiels ont besoin de millage.

«Il faut que tu apprennes à arbitrer, à gérer l’adversité, à communiquer. Un jeune de 15-16 ans ne communique pas de la même façon qu’un adulte de 30-35 ans», a-t-il dit, lançant l’idée d’offrir des formations sur la communication et la psychologie sportive.

Et il ne faut pas oublier que les arbitres font partie du développement du hockey.

«Si l’arbitrage et le coaching sont inégaux, la progression du joueur ne se fera pas de la même façon. Ce sont toutes des parties prenantes», a poursuivi M. Auger, heureux de constater que la plupart des officiels sondés demeurent motivés et que 85% sont satisfaits de leur travail.

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