Hockey: le premier joueur qui a affirmé être gai disputera un match de la LAH

Agence QMI
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Plus de deux ans après être devenu le premier joueur ayant un contrat de la Ligue nationale de hockey (LNH) à dévoiler publiquement son homosexualité, Luke Prokop n’a aucun regret.
Ce vendredi, l’espoir des Predators de Nashville disputera son premier match en carrière dans la Ligue américaine. Le jeune homme de 21 ans a été rappelé par les Admirals de Milwaukee, après avoir amorcé sa première année chez les professionnels dans l’ECHL.
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Dans un entretien avec le journaliste du site The Athletic Joe Smith, Prokop est revenu sur ce qui a motivé sa décision de parler ouvertement de son orientation sexuelle.
«Je suis une personne réaliste. Je sais que le hockey ne sera pas éternel. Autant [quand j’ai fait mon annonce] j’aurais adoré continuer à jouer, autant j’étais d’accord pour ne plus jouer si ça ne marchait pas, juste pour pouvoir vivre ma vie comme je le voulais, être moi-même», a déclaré Prokop.
«Mais maintenant, je ne veux pas arrêter de jouer. C’était réellement angoissant. On ne savait pas quelle serait la réaction dans le monde du hockey, à l’extérieur de celui-ci, parce que personne ne l’a fait auparavant. J’ai en quelque sorte pris des risques et espéré le meilleur. Cela a été bien plus positif que je l’imaginais.»
«Je ne m'attendais pas à autant de soutien de la part des joueurs de la LNH. C'était vraiment bien.»
Respect
Depuis son annonce, Prokop a porté l’uniforme de cinq équipes différentes et n’a jamais été victime de discrimination de la part de coéquipiers.
«Je pense tout simplement que les gars ne s'en soucient pas vraiment, a-t-il dit. Ils pourraient être nerveux, car ils imaginent une version stéréotypée d’un homme gai et comment il agit. Quand j’arrive dans une équipe, ils pourraient penser que je vais agir d’une certaine manière, que j’aurai une certaine apparence, mais ils se rendront compte trois minutes après m’avoir parlé que je ne suis pas cela.»
«Le hockey fait partie de moi. C'est qui je suis. Les gars oublient totalement [que je suis gai] quand je suis à la patinoire. Ils ne craignent pas de poser des questions. Mais à part ça, nous n’en parlons pas vraiment. C’est comme ça que je voulais que ce soit. Je voulais qu’ils sachent, mais je n’ai jamais voulu être une distraction.»