Tous les résultats
Publicité

Hockey féminin: une gardienne comblée par son rôle de mère

Photo tirée du compte Instagram de Geneviève Lacasse
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2025-01-22T05:00:00Z

Partager

Maman depuis septembre d’un petit garçon, la gardienne Emerance Maschmeyer estime que la venue de son premier enfant lui permet de mener une vie plus équilibrée.

Médaillée d’or aux Jeux olympiques de 2022 à Pékin, la portière de la Charge d’Ottawa est comblée. «La naissance de notre fils, c’est la meilleure chose qui n’a jamais pu m’arriver, a mentionné Maschmeyer. Être mère représente un sentiment indescriptible. La présence d’un enfant apporte une perspective différente et permet d’avoir une vie plus équilibrée.»

Photo tirée du compte Instagram de Geneviève Lacasse
Photo tirée du compte Instagram de Geneviève Lacasse

Dans le passé, tout tournait autour du hockey pour la gardienne native de l’Alberta dont la conjointe Geneviève Lacasse a représenté le Canada aux Jeux olympiques à deux reprises.

«Quand je suis à l’aréna, je veux être la meilleure coéquipière possible alors que je veux être la meilleure mère possible quand je suis à la maison, a-t-elle raconté. Le hockey représentait tout pour moi depuis mes débuts à l’âge de trois ans, mais c’est maintenant différent. J’aimais tout planifier, mais je vis maintenant le moment présent sans regarder trop loin.»

Publicité
Toute la famille sur la route

Une politique dans la convention collective des joueuses de la LPHF permet aux conjointes et aux enfants de moins d’un an de voyager avec l’équipe. «Avant les Fêtes, on a fait un test en effectuant un long voyage à Boston, au Minnesota avant de conclure à Edmonton dans ma famille pour Noël, a-t-elle souligné. Tout s’est bien passé. Notre fils a été un très bon voyageur et il a bien dormi.»

«C’est très spécial qu’il soit sur la route avec moi, de poursuivre Maschmeyer. Au retour d’un match, il a un grand sourire, content de retrouver sa mère et il n’en a rien à cirer si j’ai bien joué ou pas. Il ne se souviendra pas de ces moments, mais il s’agira de très beaux souvenirs pour moi et Geneviève.»

Une transition en douceur

À l’emploi de la LPHF où elle travaille au niveau des partenariats financiers, Lacasse assure que ce fut la bonne décision d’accrocher ses patins après notamment des participations aux Jeux olympiques de 2014 et 2018 où elle a remporté l’or et l’argent.

«Je peux contribuer au développement du circuit dans un rôle différent et la transition se passe bien, a mentionné Lacasse. Nous étions prêtes à fonder une famille.»

«Je m’ennuie des parties, de l’adrénaline et des voyages avec les filles, mais pas de la préparation nécessaire pour disputer une saison de hockey, de poursuivre Lacasse. Tu ne peux pas simplement te présenter pour les parties et je suis consciente de tout le travail que ça prend. Emerance est une mère incroyable. Quand elle arrive à la maison, elle embarque immédiatement en mode maman.»

Un couple plus fort que jamais

Maschmeyer et Lacasse ont vécu des moments de grande tension qui auraient pu s’avérer néfastes pour leur couple, mais elles assurent qu’elles sont sorties grandies de ces expériences.

Lors des sélections olympiques pour les Jeux de 2018 et de 2022, elles luttaient pour un poste avec l’équipe canadienne. Maschmeyer a été retranchée en 2018 et Lacasse a vécu le même scénario en 2022.

«En 2018, j’étais très excitée pour Geneviève et ce fut très difficile pour moi. Les rôles étaient inversés quatre ans plus tard. On aurait préféré faire l’équipe toutes les deux, mais la décision n’était pas de notre ressort. Il a fallu mettre notre ego de côté et appuyer l’autre.»

«Nous étions mieux outillées pour affronter cette situation la deuxième fois, mais c’est évident que nous avons eu des discussions difficiles, d’ajouter la diplômée de Harvard en sociologie et en économie. Notre couple est devenu plus fort, mais ça aurait pu aller de l’autre bord.» 

Publicité
Publicité