21 victimes d’abus sexuels ont reçu 9 M$ de Hockey Canada
Une part du montant a été financée par les frais d’inscription payés par les parents
Raphaël Pirro
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Une vingtaine de cas d’abus sexuels ont coûté tout près de 9 M$ à un fonds de Hockey Canada dédié aux règlements à l’amiable ainsi qu’à son assureur, depuis 1989.
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Le fonds de Hockey Canada, qui est en grande partie financé par les frais d’adhésion que payent les familles des jeunes joueurs, a servi à faire neuf paiements totalisant 7,6 M$ depuis sa mise en place en 1989.
L’assureur de l’organisme qui chapeaute le hockey amateur au pays a de son côté déboursé 1,3 M$ en dédommagements pour 12 autres cas d’agressions sexuelles ou d’inconduite sexuelle.

L’information est venue de la bouche du dirigeant financier de l’organisation, Brian Cairo. Il a témoigné hier à un comité parlementaire, en compagnie du PDG Scott Smith et des présidents de différentes ligues juniors au pays.
M. Cairo a affirmé que ce fonds, baptisé « fonds national d’équité », servait de police d’« autoassurance ».
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Éviter des enquêtes
En n’ayant pas recours à un assureur externe, Hockey Canada pouvait ainsi éviter les enquêtes qui précèdent généralement les demandes d’indemnisation.
De ce montant, 6,8 M$ ont servi à régler des dossiers liés à Graham James, un entraîneur de hockey junior ayant agressé une multitude de jeunes joueurs, dont Sheldon Kennedy. L’ancien joueur professionnel est connu pour avoir été l’un des premiers à avoir dénoncé la culture du silence au sein du sport professionnel.
C’est aussi à partir de ce fonds qu’est payée la firme externe Henein Hutchison, chargée par Hockey Canada d’enquêter sur le présumé viol collectif impliquant sept joueurs à London, en Ontario, en 2018.
La firme a touché 287 000 $ pour ce travail en quatre ans, mais l’entente confidentielle conclue avec la présumée victime n’a pas été comptabilisée dans le 7,6 M$. Le montant du règlement n’est pas connu, mais les dirigeants de l’organisation ont conclu qu’on lui fournirait la somme « maximale ».
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La tête du PDG réclamée
L’ensemble des députés qui ont pris part à l’audience hier se sont fait l’écho de Sheldon Kennedy en réclamant la démission du PDG Scott Smith, lequel s’est retrouvé sur le gril pendant trois heures.
Ce dernier a répondu que la démission n’était pas dans ses plans, sans toutefois y fermer la porte de manière définitive.
« Je suis prêt à prendre la responsabilité d’agir pour le changement dans notre sport », a-t-il martelé.
M. Smith, qui a hérité de ce poste au début du mois, s’est présenté comme l’homme de la situation, prêt à mettre fin à la « culture du silence qui permet les comportements toxiques et [au] sexisme d’envenimer les racoins de notre sport ».
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