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Histoire de relations

Le président américain Donald Trump (au centre) serre la main du premier ministre canadien Justin Trudeau, sous le regard du président mexicain d’alors Enrique Pena Nieto, en novembre 2018, en Argentine, lors de la cérémonie de signature de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique.
Le président américain Donald Trump (au centre) serre la main du premier ministre canadien Justin Trudeau, sous le regard du président mexicain d’alors Enrique Pena Nieto, en novembre 2018, en Argentine, lors de la cérémonie de signature de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique. Photo AFP
Photo portrait de Guillaume St-Pierre

Guillaume St-Pierre

2020-10-31T05:00:00Z

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C’était le 8 décembre 2016. La capitale fédérale venait de connaître ses premières bonnes bordées de neige.

• À lire aussi: Donald Trump ou Joe Biden: qui va remporter l’élection américaine?

Ottawa s’était mise sur son 31 pour accueillir le vice-président américain d’alors, Joe Biden, à l’occasion d’un dîner d’État.

La salle de réception de l’édifice Sir-John-A.-Macdonald était bondée. L’accueil fut des plus chaleureux, de part et d’autre.

M. Biden ne s’est pas limité aux courtoisies d’usage, dans son discours devant quelque 250 convives.

Il a rappelé avec émotion sa rencontre avec Trudeau père dans les années 1970. Biden venait alors de perdre sa femme et une fille dans un tragique accident de la route. Il a raconté, en pesant chaque mot, avoir été touché par le message de condoléances que lui a personnellement adressé Pierre Elliott Trudeau.

Dans l’assistance où je prenais place, on pouvait entendre une mouche voler.

La visite officielle de M. Biden suivait celle du président Barack Obama, quelques mois plus tôt. Obama-Trudeau, la bromance battait son plein.

Et puis vint Donald Trump, un homme avec qui notre premier ministre n’a absolument rien en commun.

Règle générale, le président américain élu réserve au Canada sa première visite en sol étranger. 

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L’actuel locataire de la Maison-Blanche n’a jamais daigné mettre les pieds au Canada. 

Sauf une fois, le temps d’un G7 dans la région de Québec, qu’il a complètement saboté du haut des airs, une fois de retour dans Air Force One.

Trudeau et son entourage avaient déjà appris à se méfier du milliardaire intempestif. Mais ça, c’était le comble. 

Intérêts communs

On dit que les États n’ont pas d’amis, qu’ils n’ont que des intérêts. C’est vrai, mais il ne faut pas minimiser l’importance des relations personnelles entre leaders.

Quand Brian Mulroney et Ronald Reagan ont poussé la chansonnette ensemble à Québec, en 1985, c’était le début d’une amitié durable qui a facilité l’avancement de leurs objectifs politiques. 

Quelques années après cette soirée à la Citadelle de Québec, les deux pays signaient un accord de libre échange historique. 

Jean Chrétien et Bill Clinton étaient eux aussi réputés pour entretenir des relations très cordiales. 

Biden ou Trump ?

On saura dans quelques jours qui du démocrate Joe Biden ou du républicain Donald Trump détiendra les clés de la Maison-Blanche pour les quatre prochaines années.  

Qui, des deux, ferait un meilleur partenaire de danse pour le Canada ? La réponse est plus complexe qu’il n’y paraît, comme le démontre ma collègue Anne Caroline Desplanques.

Une chose est certaine, Justin Trudeau a tissé des liens plus solides avec Joe Biden durant cette seule soirée du 8 décembre 2016 qu’il ne l’a fait avec Trump au cours des quatre dernières années.

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