Hélène Bourgeois Leclerc s’est déguisée pour son audition d’entrée à l’école de théâtre par crainte d’être reconnue pour son «manque de talent»


Frédérique De Simone
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La carrière d’Hélène Bourgeois Leclerc a explosé après avoir incarné Dolorès dans la série Les Bougon, c’est aussi ça la vie, mais son parcours pour entrer dans les écoles de théâtre a quant à lui été plutôt sinueux.
Invitée dernièrement au balado Ouvre ton jeu, la comédienne a confié à Marie-Claude Barrette avoir été acceptée à l’École de théâtre de Sainte-Thérèse au bout de trois années d’essais et de refus.
«La première année d’audition, je me pensais bonne parce que j’étais la fille de l’Outaouais qui faisait du théâtre, j’étais la drôle, je prenais de la place. Moi, j’étais persuadée que j’allais arriver là et que tout le monde allait être ébahi. J’étais convaincue de ma place dans ce milieu-là et je n’ai été acceptée nulle part, même pas à l’UQAM, qui à l’époque n’était pas un programme reconnu de théâtre. C'est là qu'allaient les gens qui n'avaient été acceptés nulle part», a-t-elle raconté à Marie-Claude Barrette.

Elle a ensuite indiqué pendant le balado avoir vécu ces rejets avec une humiliation profonde, lui rappelant qu’elle devait travailler sur sa rigueur, mais aussi sur son égo.
«L’année suivante, je n’ai été acceptée qu’à l’UQAM», a-t-elle dit, avouant avoir continué de travailler ses techniques avec un coach en plus de ses cours à l’Université du Québec à Montréal.
«J’avais tellement honte, c’est ça aussi l’ego démesuré de la vingtaine... J’avais l’impression qu’ils allaient me voir arriver en audition et qu’ils allaient faire : “Ah non, pas elle... On t’a dit non. T’es pas bonne.”», a-t-elle ajouté, avouant s’être déguisée pour son audition à Sainte-Thérèse de peur d’être reconnue pour son “manque de talent”.
L’importance de Dolorès Bougon
En début de carrière, Hélène Bourgeois Leclerc a attiré l’attention du public avec son interprétation de Dolorès Bougon dans la série Les Bougon, c’est aussi ça la vie.

Assez confrontant aux premiers abords, puisqu’il brisait tous les codes du bien paraître — ne serait-ce que par son look et ses vêtements trop serrés — le personnage demeure encore aujourd’hui très important dans la vie de la comédienne.
«J’ai juste décidé de jouer le jeu et ç’a été la plus grande clé pour la liberté de travail de toute ma vie. Jamais de ma vie je ne vais remercier suffisamment cette production-là. Juste d’avoir permis cette liberté-là», a-t-elle dit au micro de Marie-Claude Barrette.
«Ça a été une de mes familles à l’écran les plus importantes», a-t-elle ajouté.