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Hébergement aux Olympiques: Hockey Canada s’était planté à Turin en 2006

Les joueurs résidaient avec leur famille dans des appartements en ville

Photo d'archives, AFP
Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2026-02-09T15:25:36Z

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MILAN | Les athlètes le racontent, rester dans le village olympique est une véritable expérience dont les souvenirs restent à tout jamais dans leur mémoire. Les installations ne sont pas toujours idéales, mais elles ont des bénéfices. Ce n’est pas la première fois qu’une équipe bondée de vedettes comme la formation canadienne au hockey décide de rester hors du village. En 2006, la décision avait été catastrophique.

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En prévision des Jeux olympiques de Turin, il y a 20 ans, la direction de Hockey Canada avait décidé de loger les joueurs et les membres de leur famille dans des condos et des appartements de la ville. Si tout était bien beau et bien présenté sur papier, la réalité a toutefois frappé quand ils ont déposé leurs bagages en Italie.

«Ce n’était vraiment pas sur la coche, comme on peut dire, a raconté Simon Gagné en entrevue avec Le Journal avant ces JO de Milan-Cortina. Ce n’était pas du tout ce à quoi on s’attendait. C’était très ordinaire et inconfortable.»

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Et pourtant, Hockey Canada avait tout fait et déployé pour que les joueurs soient traités aux petits oignons avec leurs proches.

Catastrophique

Pour toutes sortes de raisons, l’équipe n’a jamais pris son envol et s’est écrasée en quart de finale après une deuxième moitié de ronde préliminaire difficile.

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«On ne sentait pas nos jambes. Malgré la très bonne composition de l’équipe remplie de talents, la chimie n’a jamais opéré. Nous avons trébuché sur toutes les petites affaires difficiles et imprévues sur notre chemin. C’était la déception totale», s’est souvenu l’attaquant à propos du pire résultat de l’unifolié, une septième place, dans son histoire olympique.

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REUTERS
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Cette expérience hors du village détonnait de celle qu’il avait vécue quatre ans plus tôt à Salt Lake City, où il avait vécu des moments inoubliables en côtoyant les autres athlètes dans les espaces communs et à la cafétéria.

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Avec Gretzky et compagnie

«C’était tellement l’fun. On était habitués à rester dans des Ritz-Carlton dans la LNH, et aux Jeux, on était dans le village à vivre ce que les autres athlètes vivent», a aussi raconté Martin Brodeur, qui a goûté aux aventures de 1998 à Nagano, de 2002 à Salt Lake City et de 2010 à Vancouver. Celle de Turin n’a évidemment pas très bien vieilli dans sa mémoire!

«J’ai déjà partagé ma chambre aux Jeux avec Gretzky, Brind’Amour et Yzerman dans une expérience incroyable. Quand je parle aux joueurs qui vont aux Olympiques, je leur rappelle toujours de regarder autour. Comme pro, il faut aussi voir ce que les autres font pour atteindre leurs objectifs. Ces athlètes s’impliquent à fond durant le cycle olympique. La réalité nous frappe en plein visage.»

AFP
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Pour exprimer son point, le célèbre gardien qui a gagné deux médailles d’or et trois coupes Stanley a raconté qu’en 1998, il avait partagé un repas avec un athlète du Québec qui venait tout juste de terminer en dernière position.

«Il me parlait de sa compétition et de tout ce qu’il avait fait pour s’y rendre. Il était si heureux même s’il était arrivé bon dernier. Ça m’avait marqué», a relaté Brodeur.

C’est cet esprit d’ouverture, de partage et d’inspiration qui manquera à Milan aux joueurs de hockey canadiens qui iront établir leurs quartiers ailleurs en ville qu’au village olympique.

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