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«Heated Rivalry» a changé la vie de Peter Peter

Sabin Desmeules

2026-01-29T11:00:00Z

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On l’imagine dans ses valises, entre Toronto, L.A. et Paris, surfant sur le succès. Car c’est lui le maître d’œuvre derrière la musique d’Heated Rivalry (Rivalité passionnée). Pourtant, Peter Peter ne bouge pas de son chez lui, à Québec, loin du bruit et des paparazzis... Et son anxiété ne s’en porte que mieux!

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C’est par Instagram que le créateur de Rivalité passionnée, Jacob Tierney, a contacté l’auteur-compositeur-interprète pour l’habillage musical de sa série. Il avait écouté en boucle son plus récent disque solo, Éther, pendant la préproduction. Au départ, Peter a cru à une blague. «C’est sûr qu’au début, j’ai eu de la misère à prendre ça au sérieux... mais ça l’est devenu rapidement!, admet-il. Je me disais que ça n’allait peut-être pas aboutir. Il y a beaucoup de choses qui planent, mais c’est rare qu’on réussisse vraiment à attraper quelque chose au vol et que ça se concrétise! J’ai donc rangé cette proposition un peu loin dans ma conscience... Puis, deux mois plus tard, Jacob m’a dit: “Enfin, on a le financement!”» Et c’est là qu’a commencé cette belle aventure...

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Bien qu’il ait composé cinq albums, Peter n’avait jamais créé de musiques de film ou eu à réaliser des commandes en respectant les contraintes établies par d’autres. «J’ai eu le syndrome de l’imposteur. Je voulais que Jacob soit content, j’avais peur de le décevoir. Et le seul remède à ça, c’est de donner son 100%. J’ai travaillé fort. C’est comme ça que j’ai compensé: en me disant que je ne serais jamais trop prêt.»

Impossible de passer à autre chose

Après deux mois intensifs de travail, il a pris une pause de deux ou trois semaines, croyant que la vie allait reprendre son cours normal. «C’était vraiment intensif pour moi, c’était une première! Après, je me suis dit que j’allais faire un disque. Mais finalement, je suis allé à la première de la série et j’ai senti l’engouement. Dès la première, à Montréal, je me suis dit: “Il y a des gens qui attendent cette série-là!”» Depuis, Peter Peter est sollicité de toutes parts. «Chaque fois que j’essaie de passer à autre chose, il se passe un truc avec Heated Rivalry! C’est un projet qui emporte tous ceux qui ont travaillé dessus, en fait, admet-il. C’est sûr que c’est difficile d’ignorer l’impact de la série. Ma copine, avec qui j’habite, est elle aussi un peu contaminée par ce phénomène. Ça accapare un peu notre vie.»

De toute évidence, ce revirement de situation ébranle quelque peu le confort que s’est bâti le chanteur au fil des années. «Mais le confort, à un moment donné, devient un peu comme une prison, note-t-il. Là, en fait, je suis sorti de ma zone de confort. Je me suis senti plus libre, mais j’avais en même temps toutes sortes d’angoisses par rapport à ça. Pour le moment, évidemment, j’ai envie de vivre un peu hors de mon cocon habituel. Je suis à l’écoute de ce qui se présente à moi.»

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Nul n’est prophète en son pays

Porté par le succès de ses deux premiers albums, Peter Peter s’était installé en France en 2012. Referait-il le choix, aujourd’hui, de s’installer ailleurs dans le monde afin de mieux profiter de l’engouement des fans de Heated Rivalry? «Ça me rappelle une belle époque, mais je ne suis plus le même aujourd’hui. C’est-à-dire que je suis un peu plus lourd à déplacer. Alors non, je ne déménagerais pas de nouveau. Ça fait quatre ans que je suis revenu d’Europe, et à l’époque, j’ai dû tout faire revenir par bateau. Je ne suis pas prêt à le refaire. Ça m’amène quand même à m’interroger sur les signes de la vie. À l’époque, quand je suis déménagé en France, le Québec a eu une certaine attention pour moi qu’il n’avait pas nécessairement avant. J’ai senti que je gagnais de l’importance. Depuis que je suis revenu, j’ai l’impression d’être là où j’étais avant de partir en France. Puis, je fais un détour par l’international avec Heated Rivalry, et voilà que j’attire encore l’attention de la presse. C’est sûr que c’est étrange!» Qu’à cela ne tienne, Peter n’est pas prêt à aller se poser ailleurs. «Je suis bien chez moi, maintenant, à Québec. Je suis retourné là où j’ai fait mes études en cinéma. Cela dit, je serais complètement con de prétendre que de travailler à l’international n’a pas été salvateur pour moi, puisque chaque fois que j’y suis allé, j’ai réussi à atteindre une plus grande audience. Je suis en réflexion par rapport à tout ça.»

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Pas de paparazzis, moins d’angoisse...

La folie des paparazzis et les fans hystériques dans les rues, auxquels sont présentement confrontés les acteurs de la série, ne font pas partie de la réalité de Peter Peter. «Je ne vis pas ça parce que je suis clairement dans l’ombre. Et j’en suis très content parce que je n’ai pas la capacité de gérer ça. Je suis quelqu’un d’anxieux. Évidemment, je reçois beaucoup de messages, je suis très sollicité... mais heureusement, je ne suis pas pourchassé par les paparazzis dans ma vie!»

La bande originale de la série à succès Heated Rivalry est disponible sur les plateformes de musique.

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