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Hausse du plafond salarial dans la LCF: une bonne nouvelle, mais...

Photo Ben Pelosse

Philippe Asselin

2025-02-05T21:25:00Z
2025-02-05T21:27:09Z

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Les équipes de la Ligue canadienne de football (LCF) pourront dépenser plus pour embaucher des joueurs en 2025.

Mercredi, le circuit a annoncé que le plafond salarial sera établi à 6 062 365$ pour la prochaine saison. C’est 412 365$ de plus que le plafond de 5 650 000$ initialement négocié avec l’Association des joueurs dans la convention collective signée en 2022.

Cette hausse s’explique en raison du mode de partage de la croissance des revenus. Concrètement, cela signifie qu’il y a eu un dépassement dans les gains du circuit par rapport aux revenus de base initiaux de la saison précédente.

«C’est une bonne nouvelle pour les joueurs et pour les DG. Ça démontre que la ligue est en santé. On s’en va dans la bonne direction», a souligné le directeur général des Alouettes de Montréal, Danny Maciocia, lors d’un entretien téléphonique.

«Quand j’ai commencé en 1996, le salaire minimum des joueurs était de 32 000$, a-t-il ensuite rappelé. On est rendu à une autre place, même s’il y a toujours du travail à faire.»

Pour la petite histoire, le salaire minimum est désormais de 70 000$ dans le circuit canadien.

Ce n’est pas encore gagné

La hausse du plafond salarial est indéniablement une bonne nouvelle, mais la LCF est encore loin d’avoir une sécurité financière qui assurera sa pérennité. Après tout, ce ne sont pas les neuf équipes de la LCF qui font leurs frais en ce moment.

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Il y a aussi un autre élément qui met des bâtons dans les roues des DG: la valeur du dollar canadien.

Dans une ligue où la majorité des footballeurs proviennent du sud de la frontière, ce n’est pas toujours facile de convaincre un joueur de venir dans une ligue où chaque dollar qu’il recevra vaut environ 0,70 dollar américain.

«C’est tout un défi, surtout avec la UFL», a indiqué Maciocia, en faisant référence à la concurrence que représente la United Football League. Il s’agit d’une ligue mineure professionnelle aux États-Unis qui œuvre de mars à juin. Bref, un compétiteur de la LCF qui a le luxe de payer ses joueurs en dollar américain.

L’importance du réseau et de la réputation

La faible valeur du dollar canadien comparativement à celui de nos voisins du sud a également un impact sur les voyages de recrutement.

Les équipes de la LCF doivent composer avec un cap salarial sur les dépenses qu’elles peuvent faire à ce niveau. Une devise faible signifie que ça coûte plus cher d’aller faire du démarchage aux États-Unis.

«Ça veut dire que nous allons à moins d’endroits que par le passé. La valeur du dollar nous force à être un petit peu plus sélectifs», a expliqué Maciocia.

Qu’à cela ne tienne, cela n’empêche pas le DG des Alouettes et ses homologues de dénicher de talentueux athlètes américains. Mais pour ça, il faut savoir entretenir ses relations.

«Il est donc très important d’embaucher les bonnes personnes. Il faut aussi avoir un bon réseau et une bonne réputation de l’autre côté de la frontière. Et puis, il y a des gens qui te connaissent qui sont prêts à t’aider de temps en temps. Ça fait toute la différence au monde.»

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