Hausse des infections et variants: «ça n’augure pas bien»
TVA Nouvelles
Partager
La hausse significative des nouvelles infections à la COVID-19 ce jeudi avec 945 cas enregistrés, représente-t-elle le début de cette troisième vague annoncée?
• À lire aussi: EN DIRECT | Les derniers développements sur le coronavirus
• À lire aussi: 945 nouveaux cas de COVID au Québec
• À lire aussi: Une seule dose de vaccin suffisante pour les personnes qui ont eu la COVID
Une chose est sûre, «c’est très préoccupant», juge le Dr Gaston De Serres médecin-conseil à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) en entrevue à 100% Nouvelles.
«De voir un bon aussi important en une seule journée, c’est vraiment un peu alarmant. Maintenant, parfois on a des changements d’une journée à l’autre qui sont juste temporaires, et ça revient à des chiffre plus bas par la suite», précise le Dr De Serres.
N’empêche, il constate que les variants sont toujours plus présents que ce soit au Québec ou dans le reste du Canada.
«Ils sont en augmentation régulière, semaine après semaine. On voit que dans certaines régions, les variants ont pris une grande partie de place, et ça n’augure pas bien», observe-t-il.
Cette tendance à la hausse l’est aussi dans d’autres provinces, dont en Ontario où 2 380 nouvelles infections sont rapportées jeudi.
Pour le médecin-conseil, il y a clairement un relâchement dans les mesures sanitaires, et il invite fortement la population à faire preuve de grande discipline.
«Minimisons nos contacts, portons le masque, restons à une distance de deux mètres. Actuellement il y a un relâchement qui se produit dans la population, c’est palpable dans les sondages. Ça permet aux variants de se multiplier très rapidement », avertit-il
Malgré tout, il se refuse pour le moment de parler de troisième vague même si le bilan d’aujourd’hui au Québec «n’est pas de bon augure».
En plus des 942 nouvelles infections rapportées, les variants sont maintenant présents dans toutes les régions du Québec sauf sur la Côte-Nord, le Nord-du-Québec et la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.
Même le Saguenay-Lac-Saint-Jean qui avait été épargné par les variants compte maintenant deux cas présomptifs.