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Camp des recrues du Canadien: Harvey-Pinard déjà un modèle

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2021-09-17T19:00:18Z

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Rafael Harvey-Pinard n’est pas le patineur le plus rapide au camp des recrues du Canadien de Montréal. Il n’est assurément pas le plus gros. Son tir et son maniement de la rondelle ne lui permettent pas nécessairement de se démarquer du groupe, bien qu’ils se situent au-dessus de la moyenne. Pourtant, il a su attirer l’attention des dirigeants de l’équipe.

Les espoirs du Canadien n’avaient même pas encore sauter sur la glace une première fois lorsque Rob Ramage, directeur du développement des joueurs, a fait l’éloge du Jonquiérois.

«Je lui ai dit que son plus grand atout, c'est son cœur. J'adore ce jeune homme. Je ne parierais certainement pas contre lui. Il a connu une excellente première saison professionnelle l'année dernière, et il a certainement le directeur du développement qui se bat dans son coin», a lancé Ramage, mercredi matin.

Le coeur, la pugnacité, la ténacité. Voilà ce qui distingue Harvey-Pinard des autres. Trois qualités qui ne passent jamais inaperçues aux yeux des entraîneurs.

«C’est difficile de ne pas aimer un joueur qui se donne à fond lors de tous les exercices. Son éthique de travail est irréprochable», a vanté Jean-François Houle, entraîneur-chef du Rocket de Laval, hier, au terme de la deuxième journée d’entraînement au camp des recrues.

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Des vidéos de Steve Bégin

À 5 pieds, 9 pouces et quelque 180 livres, on peut affirmer qu’Harvey-Pinard a du Gallagher dans le nez. D’ailleurs, il n’avait pas manqué de mentionner qu’il l’aurait à l’oeil en jouant sur le même trio que lui lorsque l’Albertain a disputé une rencontre avec le Rocket avant le début des séries éliminatoires, le printemps dernier. Mais le fougueux attaquant du Canadien n’est pas sa seule inspiration.

«À ma première saison dans la LHJMQ, Gilles Bouchard (entraîneur-chef des Huskies de Rouyn-Noranda) m’avait parlé de Steve Bégin. Il m’a mentionné que c’était un joueur qui avait du talent, mais qui, surtout, travaillait très fort, a raconté l’attaquant. J’ai regardé des vidéos de lui et je me suis dit que je voulais travailler aussi fort que lui. C’est ce que j’ai fait dans le junior et c’est ce que je veux continuer de faire.»

Harvey-Pinard a été repêché sur le tard. Il avait 20 ans lorsque le Canadien l’a sélectionné au septième tour du repêchage de 2019. Deux ans plus tard, il amorcera sa deuxième raison chez les professionnels, après une première campagne réussie avec le Rocket (20 points, dont neuf buts, en 36 matchs).

Son histoire n’est pas sans rappeler celle de Jake Evans, un autre choix de septième tour du Canadien. Malgré une ascension un peu plus lente, il est parvenu à faire sa niche avec le grand club.

«C’est un bon exemple à suivre. À mon premier camp, nous étions co-chambreurs. Depuis ce temps, je le regarde à la télé. C’est un gars qui a une bonne éthique de travail. Je veux suivre ses traces.»

Donner au suivant

Avant longtemps, c’est lui qui servira d’exemple au plus jeune. D’ailleurs, c’est commencé si on se fie aux dires de Xavier Simoneau et de Joshua Roy qui l’ont tous deux qualifié de modèle jeudi midi.

«C’est le genre de commentaires qui est flatteur à entendre, a lancé le principal intéressé. C’est important d’être là pour les plus jeunes. J’ai vécu la même situation à mon premier camp à Vegas et avec le Canadien. Quand les plus vieux sont là pour te guider, c’est plus rassurant.»

«Quand je suis arrivé à Rouyn-Noranda, Jérémy Lauzon était un excellent capitaine. Mathieu Boucher en est un autre qui aidait les jeunes à s’intégrer. Chez les pros, Alex Belzile a été très important pour moi. J’ai voulu être comme eux.»

Voilà pourquoi, aujourd’hui, c’est à son tour de redonner au suivant. Et un jour, il le fera peut-être dans l’uniforme du Canadien.

Voyez le point de presse dans la vidéo ci-dessus.

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