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Boxeuse décédée après un combat: GYM a pris les mesures pour éviter une répétition

Le groupe n'embauche plus de boxeur étranger ayant subi un K.-O. à son dernier combat

Yvon Michel
Yvon Michel Photo d'archives, Agence QMI
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2023-11-28T21:24:34Z

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Le Groupe GYM n’a pas attendu le rapport du coroner Jacques Ramsay pour s’assurer de ne pas revivre un incident malheureux comme celui qui a coûté la vie à la boxeuse Jeanette Zacarias Zapata. 

• À lire aussi: K.-O. mortel d’une boxeuse mexicaine: un coroner recommande l’imposition des tests neuropsychologiques pour monter dans le ring

Le promoteur Yvon Michel, qui était derrière le gala où a été blessée la Mexicaine, précise que GYM s’était fixé une règle interne très claire qui sera maintenue.

«On n’a plus jamais retenu les services d’un boxeur étranger qui avait subi un K.-O. à son dernier combat», a-t-il mentionné lors d’une visioconférence.

Parmi ses recommandations, le coroner suggère qu’un boxeur ayant subi un K.-O. à son dernier combat soit obligé de fournir une description complète de l’événement y compris la production d’une vidéo si elle existe.

Jeanette Zacarias Zapata avait été malmenée lors de son combat précédent qui s’était soldé par un arrêt de l’arbitre, quinze semaines avant son affrontement face à Marie-Pier Houle.

«Je sais que la vidéo de son dernier combat a été disponible beaucoup plus tard. Si on y avait eu accès, je ne suis pas certain qu’on aurait organisé ce combat», a reconnu Yvon Michel qui s’est également dit en faveur de l’imposition de tests neuropsychologiques pour les nouveaux boxeurs afin qu’ils servent de point de comparaison après un éventuel K.-O.

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Soulagé

Yvon Michel était évidemment soulagé qu’aucun blâme ne lui soit adressé.

«On était conscients d’avoir fait tout ce qu’il fallait faire, mais on était impatiens de voir les recommandations et les constatations d’une personne qui avait un regard différent du nôtre.»

Michel reconnaît que la lecture du rapport est venue raviver de très mauvais souvenirs.

«Ça m’a rappelé la plus difficile expérience de ma carrière avec celle d’Adonis Stevenson. On sait que ça peut arriver dans la boxe, mais ça ne m’était jamais arrivé. J’ai trouvé ça très dur dans les heures qui ont suivi et lors des funérailles à Aguascalientes, au Mexique.»

Réaction de la RACJ

Contactée par le Journal, la porte-parole et responsable du contentieux de la Régie des alcools, des courses et de jeux (RACJ), Me Joyce Tremblay, a indiqué que l’organisme accueillait favorablement le rapport.

«Nous allons travailler ardemment à mettre en place les recommandations contenues dans le rapport. Ça va demander certaines modifications à la loi qui régit les sports de combat.»

Elle fait entre autres allusion à la recommandation d’imposer des tests neuropsychologiques aux boxeurs qui sollicitent une nouvelle licence professionnelle et à ceux qui ont subi un K.-O.

Il a été impossible de parler à Marie-Pier Houle, qui n’était pas disponible pour commenter le rapport.

Répandu

À la suite de son combat précédent, au Mexique, Jeanette Zacarias Zapata avait été suspendu pendant 60 jours par la Commission athlétique de l’état d’Aguascalientes puisqu’elle avait subi un K.-O., ce qui est une pratique répandue dans le monde.

«C’est une suspension qui est exigée dans la plupart des endroits et si tu subis un deuxième K.-O. en l’espace d’un an, ça peut aller jusqu’à 120 jours et plus si les officiels estiment que le boxeur en a besoin», explique Yvon Michel qui mentionne qu’il existe un registre pour ces suspensions.

Cet incident n’est pas sans rappeler le décès du boxeur David Whittom, qui avait rendu l’âme en mars 2018, une dizaine de mois après avoir subi un K.-O. contre Gary Kopas qui l’avait laissé dans un état neurovégétatif à la suite d’une hémorragie cérébrale.

Il faut toutefois noter que la RACJ lui avait imposé de nombreuses restrictions médicales en raison de K.-O. précédents, ce qui l’avait incité à aller disputer ce combat fatal à Fredericton, au Nouveau-Brunswick.

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