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Guylaine Tanguay: prête à tout pour chanter

Photo Chantal Poirier
Photo portrait de Bruno Lapointe

Bruno Lapointe

2021-03-13T06:00:00Z

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Pas question pour Guylaine Tanguay d’abandonner ses fans en pleine pandémie. La chanteuse s’est donc tournée vers la production de capsules musicales quotidiennes, partagées sur ses réseaux sociaux dès le début du confinement. Ce qui ne devait être qu’un projet de deux semaines s’est finalement terminé quelques mois plus tard, après avoir cumulé plus de trois millions de vues.

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Guylaine Tanguay était à Nashville, dans le Tennessee, lorsque la pandémie a frappé le Québec de plein fouet. Partie chez nos voisins du sud pour finaliser les voix de son plus récent album, la chanteuse comptait prolonger son séjour pour réaliser un rêve de longue date : passer un mois de vacances dans la mythique ville américaine en compagnie de son conjoint et de leur fille cadette.

Mais la COVID-19 en a voulu autrement. Et le rêve, lui, allait devoir attendre.

« Tout était planifié, la maison était louée. On s’est demandé ce qu’on pouvait faire, mais en voyant l’ampleur que ça prenait, on a plié bagage et on est rentrés à la maison. Il n’y avait pas d’autre solution », se rappelle Guylaine Tanguay.

Tromper l’ennui

De retour au Québec, la chanteuse cherchait un moyen de passer le temps durant ses deux semaines d’isolement à la maison. C’est ainsi qu’est venue l’idée des capsules musicales qu’elle s’est mise à publier sur son compte Facebook. Chaque jour, elle y interprétait une chanson issue des demandes spéciales qu’elle recevait.

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L’engouement a été instantané. À ce jour, ses prestations comptent chacune jusqu’à 175 000 vues.

« Je ne pensais jamais que ça toucherait autant les gens. Parce que, au départ, c’est pour moi que je le faisais. La situation dans laquelle on était plongés était très déprimante, c’était difficile pour le moral. Je chantais pour me faire du bien, pour penser à autre chose », confie-t-elle.

Tout pour chanter

Puis les projets se sont enchaînés. D’abord, la sortie de l’album Country – un franc succès –, puis une poignée de concerts en plein air. Plusieurs d’entre eux ont été donnés dans des cinéparcs réaménagés pour accueillir des artistes. Mais d’autres ont eu lieu dans des contextes, disons, moins glamour.

Peu importe. Elle devait chanter.

« J’ai donné des spectacles debout dans la boîte d’un pick-up, au soleil. Les gens me disaient que je n’avais pas d’orgueil pour faire ça. Évidemment, ce n’était pas nécessairement dans mes plans de carrière. Mais moi, j’avais besoin de chanter, de voir des gens, et de les toucher avec ma musique », avance-t-elle.

« C’est pour ça que je fais ce métier-là. Oui, c’l’fun de vendre des albums. Mais quand une personne va acheter mon disque au magasin, je ne le ressens pas. Quand ils viennent me voir en spectacle, que je vois que ça leur fait du bien, qu’ils sont heureux... Ça, je le ressens. Et ça me fait du bien », poursuit-elle.

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