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«Je suis fâché depuis cinq mois»: Guerrero piqué au vif par une remarque d'un ancien boxeur

Il sera dans le ring samedi à Shawinigan

Courtoisie Eye of the Tiger/Vincent Ethier
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2024-05-22T19:30:00Z

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À 23 ans, Christopher Guerrero vit avec une certaine urgence. Il veut que les choses aillent vite pour propulser sa carrière de boxeur. 

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Pour la seconde fois cette année, samedi, il fera partie d’une carte très importante d’Eye of the Tiger Management. En janvier dernier, à Québec, il avait remporté sa dixième victoire en autant d’affrontements.

«Je suis vraiment fébrile, ça me donne de la confiance parce que le fait qu’Eye of the Tiger me mette sur des grosses cartes, ça veut dire qu’ils croient en moi», confie-t-il lors d’un récent entretien au gymnase où il s’entraîne.

Guerrero est aussi animé par un désir de corriger certains détails de sa victoire en janvier, un gain obtenu à la décision après une séquence de cinq K.-O. consécutifs.

Une bonne chose

De ce combat, le Montréalais dira qu’il n’était pas à son meilleur. Le poids welter (147 lb) a été piqué au vif par une remarque de l’ancien boxeur Tim Bradley.

«Il a dit de moi que je ne suis pas un des grands boxeurs chez les 147 lb et ça m’a fait très mal. Je suis fâché depuis cinq mois et je continue de réécouter ce segment. Mon but est d’être le meilleur boxeur à sortir du Canada et d’ici deux ans maximum, je me vois dans le top 10 mondial. Mais je me rappelle que je n’étais pas à mon meilleur et que je peux lui montrer un meilleur côté de moi.»

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Il a donc gagné, mais sans l’éclat qu’on lui connaît et en fin de compte, c’est peut-être une bonne chose.

«Ça m’a permis de m’ouvrir les yeux sur certaines choses que je pouvais améliorer. J’étais sur une séquence de cinq K.-O., si ça s’était poursuivi, peut-être que je n’aurais jamais pris conscience de ça et les choses auraient pu dérailler.»

Origines

Issu d’une mère d’origine napolitaine et d’un père mexicain, Guerrero a de qui tenir en matière d’intensité.

«Je pense que les origines de mes parents m’ont donné ce désir de me battre. Mon père a grandi dans les rues de Mexico, il a vite développé son caractère.

«C’est lui qui m’a suggéré de faire de la boxe parce que sans ça, Dieu sait où je serais. Avec le caractère que j’ai, je peux en faire étalage dans le ring plutôt que de me mettre dans le pétrin.»

C’est que le jeune homme, qui est affable et chaleureux, a le sang parfois bouillant.

«Je me connais et je sais que sans une certaine forme de discipline, je ne serais pas le meilleur gars. Je suis gentil et humble, mais mon tempérament m’aurait causé des ennuis. J’aurais pu m’en prendre à quelqu’un en sortant d’un bar par exemple.»

«Maintenant que je suis boxeur et que je sais que j’ai des armes, que je peux démolir un gars quand je veux, ça me retient et ça me permet de rester humble parce que je comprends que je n’ai pas besoin d’être un homme et de défoncer tout le monde.»

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