Guerre tarifaire avec les États-Unis: le Canada doit répliquer à Trump et miser sur ses énergies fossiles, selon Stephen Harper


Geneviève Lajoie
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Si Donald Trump met ses menaces tarifaires à exécution, le Canada doit répliquer et miser sur ses énergies fossiles comme le pétrole et le gaz, croit l’ancien premier ministre Stephen Harper.
«La pire réplique possible est l’absence de réplique, car cela conduirait à des flux économiques à sens unique du Canada vers les États-Unis», écrit-il, dans une lettre ouverte publiée vendredi dans La Presse.
L’ex-chef d’État estime toutefois qu’on ne doit pas céder à la panique et rester calme d’ici à ce que le président américain passe de la parole aux actes.
Mais il faut veiller à préparer judicieusement la riposte, croit fermement Stephen Harper. Le Canada doit profiter du contexte actuel pour redevenir «un pays fier et sérieux» et une économie compétitive au niveau international en misant sur ses forces.
«Qu’on le veuille ou non, les solutions de rechange aux combustibles fossiles – à l’exception de l’énergie nucléaire – ne sont ni économiques, ni fiables, ni viables à grande échelle. Et rien ne garantit qu’elles le deviendront. C’est pourquoi elles ont été massivement subventionnées au cours de la dernière décennie. En revanche, les combustibles fossiles resteront une activité commerciale immensément rentable dans un avenir prévisible. C’est une faute économique grave que d’ignorer ce fait», fait-il valoir, dans sa missive.
Selon l'ancien premier ministre canadien, le temps est venu d'éliminer les barrières commerciales entre les provinces, de baisser les taxes et les impôts, de réduire les subventions et d'extraire nos ressources du sol.
Préserver l'existence du Canada, l'objectif numéro un
Nos dirigeants doivent aborder les négociations à venir avec nos voisins du Sud de manière professionnelle, sans céder «à nos pires instincts», insiste-t-il.
«S’en prendre aux États-Unis ou au président Trump, aussi satisfaisant cela soit-il sur le plan émotionnel, n’est pas digne de nous-mêmes, écrit-il. Nous vivons des jours sombres, mais ils passeront. Voyons ce défi comme l’occasion pour le Canada de s’engager dans une voie de renouveau national urgent».
La préservation de l'existence du Canada doit être notre objectif le plus important. «Nous avons besoin de leaders qui partagent cette conviction, qui s’opposent au dénigrement woke du Canada et qui sont prêts à mener ce combat jusqu’à la victoire. Notre histoire, notre identité et nos cultures distinctes méritent d’être préservées».