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Guerre Israel-Hamas: l’offensive terrestre toujours retardée

TVA Nouvelles

2023-10-26T00:28:10Z

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Sans confirmer le moment ni même l’ampleur que prendrait l’invasion terrestre, le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a concédé qu’une attaque se préparait. 

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«Nous préparons une entrée au sol» dans la bande de Gaza, a confirmé le chef du gouvernement israélien.

Se disant toutefois prête au raid, l’armée israélienne n’a toujours pas tenté d’entrer dans la bande de Gaza pour lancer son offensive. 

«La situation des otages est extrêmement importante, car il y a des pressions de tous les pays qui ont encore du personnel qui est captif du Hamas», dit Gaston Côté, brigadier général à la retraite. «Il y a aussi le fait que le médiateur entre le Hamas et Israël pour la libération des otages est le Qatar, donc une action inopinée de la part des Israéliens pourrait mettre un terme aux relations avec le Qatar.»

Le brigadier général à la retraite estime qu’il s’agit d’une «situation délicate» qui montre l’ampleur du conflit. 

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L'armée israélienne a par ailleurs massé des dizaines de milliers de soldats aux frontières de ce territoire exigu et bien que les troupes se disent prêtes à attaquer, ils attendent toujours le feu vert du gouvernement israélien.

«Même à l’intérieur du parti au pouvoir, le ministre de la Défense est plus agressif, malgré toute la rhétorique utilisée par le président Netanyahu», explique M. Côté. «La prudence appelle véritablement à freiner les ardeurs parce que pénétrer dans Gaza de façon massive, c’est contre-indiqué.» 

Il estime en outre que toutes les capacités militaires qui font la renommée de l’armée israélienne seraient ruinées. 

«On doit y aller avec une attitude plus délibérée avec l’utilisation des forces spéciales, parce que le gros inconnu, c’est tout ce qu’il y a sous terre», suggère l’ex-brigadier général. «Présentement, il y a des bombardements, mais ce sont des centres d’activité du Hamas. Ce sont soit des points d’entrée pour les tunnels, des dépôts de munition ou des centres de communication, mais ce qui est sous terre est problématique au point de vue de la tactique employée.» 

M. Côté rappelle d’ailleurs qu’en 2006, lorsqu’Israël a envahi une partie du Liban, les tunnels ont mené à l’éventuel échec de l’opération israélienne. 

«Les tunnels compliquent davantage là la situation, d’autant plus qu’on estime que la plupart des otages sont dans les tunnels», explique M. Côté. 

Depuis l'attaque du Hamas le 7 octobre sur son territoire, Israël s'est juré «d'anéantir» le mouvement islamiste palestinien, classé organisation terroriste par les États-Unis, l'Union européenne et Israël.

Toutefois, une telle mission militaire serait «pratiquement impossible» à mener à terme sans l’utilisation des forces spéciales sur le terrain, estime l’ex-brigadier général. 

«Celles-ci sont entraînées pour pénétrer dans des secteurs chauds comme la Ville de Gaza et ont des indicateurs qui leur permettent de ratisser de façon plus fine où sont les centres de communication et de commandement du Hamas», explique-t-il. 

Voyez l’entrevue complète ci-dessus.

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