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Guerre Israël-Hamas : le Canada ne réclame « pas un cessez-le-feu », dit Trudeau

Raphaël Pirro

2023-10-24T19:11:42Z

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Justin Trudeau a déclaré mardi que le Canada ne revendiquerait pas, pour l’heure, un cessez-le-feu dans la guerre qui oppose Israël au Hamas palestinien, mais que le pays est « ouvert » et « appuie l’idée » d’une « pause humanitaire ». 

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Talonné par les journalistes avant son entrée à la Chambre des communes mardi, le premier ministre a assuré que la priorité pour le Canada, à ce stade-ci, était la « protection des civils innocents » et la libération des otages retenus par le Hamas.

Il a déclaré que le Canada soutenait l’établissement de corridors humanitaires, mais c’est du bout des lèvres et après des questions répétées qu’il a lancé : « pas de cessez-le-feu ».

AFP
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Vendredi, 33 élus fédéraux du Parti libéral, du NPD et du Parti vert ont signé une lettre pour demander à Justin Trudeau de réclamer un cessez-le-feu.

Le Bloc Québécois et le Parti conservateur se sont positionnés en faveur d'une trêve humanitaire, telle que réclamée par les Nations Unies.

« Nous soutenons les pauses temporaires pour ces raisons humanitaires, tout en continuant à reconnaître qu’Israël a le droit de se défendre et de prendre des mesures pour éliminer la menace posée par le Hamas », a fait savoir le conservateur Michael Chong dans un communiqué en fin d'après-midi mardi.

Écoutez le segment Tout savoir en 24 minutes avec Alexandre Moranville-Ouellet sur QUB radio : 

 

La ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, s’était déjà prononcée sur le cessez-le-feu, mais restait plus floue que son chef. « J’entends la position de plusieurs de mes collègues », disait-elle, lundi.

Plus tôt en journée, le ministre de la Défense, Bill Blair, a indiqué que le Hamas constituait une menace pour le monde entier qu’il fallait « éliminer ».

La « trêve » humanitaire se distingue du cessez-le-feu en ce qu’elle représente une pause temporaire dans un conflit armé pour des raisons humanitaires. Le cessez-le-feu, lui, impliquerait la volonté de mettre un terme au conflit pour ouvrir la possibilité d’un règlement diplomatique.

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