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Guerre en Iran: l’ultimatum de Trump prive les États-Unis de «voie de sortie» du conflit

Photo portrait de Mina Collin

Mina Collin

2026-03-22T21:14:46Z

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L’approche de Donald Trump risque de prolonger le conflit et de renforcer la position de l’Iran, qui conserve un levier clé avec le détroit d’Ormuz, selon un analyste politique.

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Depuis le début du conflit, Donald Trump multiplie les échéances. D’abord, il visait la dégradation militaire de l’Iran, puis la capitulation du régime. Samedi soir, il a franchi une nouvelle étape en lançant à Téhéran un ultimatum de 48 heures pour rouvrir le détroit d’Ormuz, une exigence qui ne fait, selon le spécialiste en politique étrangère et défense Justin Massie, que compliquer davantage la situation pour les États-Unis.

« Plus on se met des cibles comme ça, plus les objectifs sont difficiles à atteindre pour les militaires américains et plus ça prendra des semaines, voire des mois pour atteindre ces objectifs-là », a-t-il déclaré aux ondes de LCN, dimanche.

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Selon lui, cette approche contribue à enliser davantage les États-Unis dans le conflit.

« Les États-Unis, Donald Trump, ils ne se sont pas donnés de voie de sortie où ils pourraient déclarer victoire et quitter. Parce que même si les États-Unis décidaient de mettre fin à leur frappe parce qu’ils voient que ça ne fonctionne pas, rien n’empêche l’Iran de continuer de bloquer le détroit d’Ormuz », a-t-il fait valoir.

L’Iran pourrait très bien à long terme exiger des paiements sur les navires qui peuvent passer pour renflouer ses coffres ou continuer de menacer les pays de la région avec ses drones Shahed pour qu’eux fassent pression sur les États-Unis, pour qu’Israël aussi mette fin à ces frappes, soulève M. Massie.

• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Mario Dumont, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :

Le détroit d’Ormuz, principal levier de l’Iran

Il n’y a, selon le spécialiste, aucune chance que l’Iran respecte l’ultimatum lancé par Donald Trump ni qu’il se plie aux exigences américaines.

« Elle va faire ce qu’elle a dit : répliquer. C’est ce qu’elle a fait jusqu’à présent, frapper donc les centrales énergétiques dans la région également, aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite, au Qatar et ailleurs », a mentionné Justin Massie.

D’après lui, c’est précisément la carte que l’Iran peut encore jouer : poursuivre ses frappes dans la région et maintenir la menace sur le détroit d’Ormuz, son principal levier.

« Parce qu’elle n’est pas capable de rivaliser bien sûr avec la supériorité militaire américaine et israélienne. Mais sa capacité de nuire dans la région, de faire monter le prix du pétrole. [...] Tout le système du coût du pétrole est mondialisé, ce qui fait que la pression économique sur les États-Unis, c’est le principal levier qui reste à l’Iran », a-t-il expliqué.

Tant que le régime ne tombera pas, les demandes des États-Unis ne seront pas prises en compte, conclut l’analyste.

Pour voir l’entrevue intégrale, cliquez sur la vidéo ci-dessus.

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