Guerre en Iran: Drainville et Fréchette promettent de redistribuer la taxe perçue sur l’essence
Drainville pourrait distribuer des chèques et Fréchette pourrait baisser la facture de l’immatriculation

Nicolas Lachance
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Les Québécois n’ont pas à payer pour la guerre en Iran, déclarent les candidats à la direction de la CAQ.
Bernard Drainville serait prêt à envoyer des chèques aux contribuables. Christine Fréchette, de son côté, promet de réduire la facture des immatriculations.
« Lorsque le prix de l’essence augmente, le gouvernement encaisse lui aussi davantage. Moi, je pense que cet argent appartient aux Québécois », a déclaré Bernard Drainville.
En ce moment, la guerre en Iran entraîne une hausse de 20 ¢ de plus le litre d’essence, et le prix pourrait vite atteindre 2 $.
En entrevue, il insiste : « Si l’État engrange plus d’argent à cause de la hausse des prix à la pompe, on a l’obligation morale de redistribuer cet argent-là dans le portefeuille du monde. C’est inconcevable que les Québécois payent pour la guerre en Iran. »
Par le passé, le ministère des Finances soutenait toutefois que l’augmentation du prix de l’essence était aussi très coûteuse pour l’État, puisque les coûts d’approvisionnement et de transport augmentent également.
« À un moment donné, on va faire le bilan, on va regarder combien d’argent est rentré et, si on se rend compte qu’il y a une augmentation des revenus de TVQ, bien ce n’est pas l’État qui devrait le garder », a-t-il indiqué.
Dans le camp Drainville, plusieurs options sont envisagées pour retourner l’argent aux contribuables.
« Cela pourrait prendre la forme d’un chèque, d’un crédit d’impôt ou d’une mesure équivalente », a-t-il précisé.
En 2023-2024, les revenus de cette taxe ont été de 2,14 G$. L’argent est versé au Fonds des réseaux de transport terrestre (FORT), qui finance les infrastructures routières et de transport en commun.
Selon les calculs de l’Institut économique de Montréal, l’augmentation du prix de l’essence aurait généré 6 M$ supplémentaires en revenus de TVQ en 12 jours de guerre, ce qui représenterait environ 180 M$ sur une année.
Réduction du coût des immatriculations
La meneuse dans les sondages, Christine Fréchette, affirme elle aussi que la hausse du prix de l’essence la préoccupe grandement.
« Il faut agir de manière ciblée pour protéger le portefeuille des automobilistes québécois », a-t-elle déclaré.
« Si je suis élue cheffe de la CAQ, je m’engage à ce que les revenus supplémentaires cumulés dans les coffres de l’État, liés à l’augmentation du coût de l’essence en raison du conflit actuel, soient directement remis dans les poches des automobilistes québécois, via une réduction du coût des immatriculations », a-t-elle affirmé.
Le cabinet du ministre des Finances, Eric Girard, se dit « conscient que les hausses du prix de l’essence ont un impact direct sur le portefeuille des Québécois ».
« Ceci étant dit, le conflit perdure depuis à peine une semaine, il faut faire preuve de prudence avant de tirer des conclusions », a indiqué le cabinet.
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