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Grève des autobus jaunes: le personnel scolaire inquiet pour la sécurité des élèves

Les parents des 6000 jeunes touchés par le conflit doivent venir les reconduire

Près de 85 chauffeurs d’autobus scolaire de la région de Québec sont en grève jusqu’à dimanche. Ils manifestaient lundi matin devant les bureaux d’autobus Tremblay & Paradis, sur l’avenue Watt. Les grévistes demandent notamment une hausse de salaire.
Près de 85 chauffeurs d’autobus scolaire de la région de Québec sont en grève jusqu’à dimanche. Ils manifestaient lundi matin devant les bureaux d’autobus Tremblay & Paradis, sur l’avenue Watt. Les grévistes demandent notamment une hausse de salaire. Photo Diane Tremblay
Photo portrait de Diane Tremblay

Diane Tremblay

2023-01-31T12:15:20Z

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Les impacts de la grève des chauffeurs d’autobus scolaire, qui touche près de 6000 jeunes dans la région de Québec, seront encore plus marqués aujourd’hui puisque plusieurs étaient en journée pédagogique lundi.

• À lire aussi: Des parents «pris en otages»

Au Centre de services scolaire (CSS) des Découvreurs, où on accueillait les étudiants hier, on estime que «tout s’est bien déroulé» aux abords des établissements, malgré l’augmentation du nombre de véhicules.

Pourtant, des membres du personnel ont partagé leurs inquiétudes face à la multiplication du va-et-vient des parents venus reconduire leur enfant, d’après ce qui a été rapporté au Journal.

Du côté du CSS de la Capitale, les élèves avaient une journée pédagogique hier.

  • Écoutez l'entrevue avec Stéphane Lefebvre, président du conseil d'administration de la Fédération des transporteurs par autobus à l’émission de Guillaume Lavoie diffusée chaque jour en direct 13 h 35 via QUB radio :

Les cours reprennent ce matin et le CSS a demandé aux établissements de mettre en place « toutes les mesures nécessaires » afin d’assurer la sécurité des élèves à l’arrivée et au départ de ces derniers, étant donné la circulation plus dense qui est à prévoir.

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Sur le terrain, les grévistes étaient nombreux sur la ligne de piquetage hier devant les bureaux de la compagnie Autobus Tremblay & Paradis pour faire valoir leurs revendications.

«La première chose qu’on veut, c’est du respect, parce que l’employeur ne nous respecte pas actuellement. Il ne considère pas notre travail comme étant important», a affirmé Hélène Thibault, présidente du syndicat des chauffeurs d’autobus Tremblay & Paradis.

Meilleur salaire demandé

Selon elle, les chauffeurs sont sous-payés avec un taux horaire actuel de 21,92 $, après trois ans d’ancienneté, sur une semaine de 20 heures.

Le syndicat demande 27 $ l’heure avec 25 heures garanties.

«On veut des salaires plus décents. Avec l’inflation que l’on vit maintenant, on ne peut pas arriver», a ajouté Mme Thibault.

Manon Beauchesne, présidente du Syndicat des employés de Transport autobus B. R. et Hélène Thibault, présidente du syndicat des chauffeurs d’Autobus Tremblay & Paradis.
Manon Beauchesne, présidente du Syndicat des employés de Transport autobus B. R. et Hélène Thibault, présidente du syndicat des chauffeurs d’Autobus Tremblay & Paradis. Photo Diane Tremblay

Cette dernière fait valoir que les transporteurs ont obtenu une bonification de 15 à 30 % lors des récentes négociations avec le gouvernement. Les chauffeurs veulent aussi obtenir leur part du gâteau, dit-elle.

«Ça fait près de 25 ans que les gens revendiquent des meilleures conditions de travail. Les travailleurs du transport scolaire, c’est vraiment les enfants pauvres du système de l’éducation», a poursuivi de son côté Martin Petit, conseiller aux communications à la CSN et responsable de ce dossier.

L’arrêt de travail qui a été amorcé hier est d’une durée de sept jours.

«Ouvert à la négociation»

«Je ne veux pas négocier sur la place publique, mais je peux vous dire qu’on est ouvert à la négociation. Dès novembre dernier, ils ont voté pour la grève avant même qu’on ait une rencontre pour négocier», a affirmé Claude Tremblay, propriétaire d’autobus Tremblay & Paradis.

M. Tremblay chiffre à 44 % les augmentations demandées par le syndicat.

Il soutient qu’il ne peut pas accéder à ces hausses sans compromettre la rentabilité de son entreprise, qui fait face elle aussi à l’inflation, notamment avec le prix du diesel.

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