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Grand soir de première pour Maveric Lamoureux!

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-11-26T18:44:15Z

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Des premières fois, il y en a une panoplie lorsqu’on est un jeune de 20 ans qui amorce sa carrière dans la LNH. Premier match, premier voyage avec l’équipe, premier but.

Mais ce qui arrive au sommet de la liste, c’est le premier affrontement contre l’équipe de son enfance, sur la patinoire où l’on a chéri nos idoles.

Maveric Lamoureux avait cinq ans lorsqu’il a assisté à ses premiers matchs au Centre Bell en compagnie de ses parents. Mardi soir, c’est lui que papa et maman viendront encourager sur la patinoire du domicile du Canadien.

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

«Je pense qu’ils ne le réalisent pas, a indiqué le Lavallois de 20 ans. Surtout mon père. Il vit son rêve de jouer dans la LNH à travers moi. Il sera vraiment content. Il va peut-être y avoir des larmes.»

Choix de premier tour des Bisons de Granby, Patrick Lamoureux a disputé trois saisons dans la LHJMQ, avant d’accéder au niveau universitaire canadien et à, ce qu’on appelait à l’époque, la Ligue de hockey semi-professionnelle du Québec.

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Trouver l’équilibre

Mais Maveric n’est pas du même acabit que le paternel. Même si physiquement, il ne s’en laisse pas imposer. D’ailleurs, André Tourigny, son entraîneur, raconte qu’à 6 pieds 7 pouces, Lamoureux doit apprendre à jauger son gabarit.

Lors des deux dernières rencontres de l’Utah HC, la recrue a écopé de cinq punitions mineures.

«Ce n’est pas une question de manque d’effort ou de mauvaises intentions, a soutenu Tourigny. Il y a une partie technique. C’est un gars qui est très grand. Quand il frappe, il frappe le haut du corps, donc les gars tombent. Et quand tu es un jeune, les arbitres ne te laissent pas de chance. Il doit apprendre à jouer avec ça et les rudiments du métier.»

Les autres rudiments, Lamoureux semble les maîtriser, malgré son jeune âge. Suffisamment, à tout le moins, pour que son entraîneur lui fasse confiance en infériorité numérique. Ce qui a tout de même surpris Tourigny puisqu’il s’est passé à peine trois semaines entre sa rétrogradation dans la Ligue américaine, à la fin du camp d’entraînement, et son rappel le 23 octobre.

«Il a manqué beaucoup de hockey dans les trois dernières années. Quand, il est arrivé au camp, ça paraissait qu’il n’était pas prêt. Quand on m’a dit qu’on allait le rappeler, j’ai fait: «Whoops!». Pourtant, quand il est arrivé, on a tout de suite vu qu’il avait pris de la confiance. Son jeu était au niveau.»

En l’honneur de Lafleur

Lamoureux l’admet lui-même. Les astres étaient alignés pour un retour rapide dans la LNH. Des blessures à deux défenseurs droitiers lui ont ouvert les portes du vestiaire.

Ça fait donc 14 matchs que Lamoureux s’adapte et fait ses preuves de la bonne façon. Tout ça avec le numéro 10 dans le dos. Un numéro plutôt rare pour un défenseur.

«Quand j’ai été repêché, je voulais le numéro 13, mais il était déjà pris. Puis, j’ai demandé le numéro 7, mais il était retiré en l’honneur de Keith Tkachuk, a raconté l’ancien des Voltigeurs de Drummondville. Le décès de Guy Lafleur venait tout juste d’arriver, alors j’ai décidé de prendre le numéro 10.»

Une belle preuve que l’héritage du Canadien continue de vivre à travers les jeunes joueurs d’une toute nouvelle génération.

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