Grand Prix du Canada: «J’ai déplacé des montagnes pour cette performance» – Lewis Hamilton
En finissant au deuxième rang à Montréal, le Britannique a réalisé sa meilleure performance chez Ferrari


François-David Rouleau
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Installé sur le typique divan blanc de la FIA en conférence de presse, Lewis Hamilton était souriant après avoir fini en deuxième position. Sa meilleure performance derrière le volant d’une Ferrari. Il aura couru 29 grands prix pour y arriver.
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« J’ai travaillé si dur et creusé si profond. C’est l’œuvre de tout le travail accompli. J’ai déplacé des montagnes en coulisses pour réussir cette performance », a relaté le septuple champion du monde âgé de 41 ans, qui en a bavé depuis son arrivée dans la Scuderia.

Les résultats n’ont pas souvent été au rendez-vous. L’an passé, il n’avait monté sur aucun podium à l’issue des 24 grands prix. En Chine, en mars dernier, il a grimpé sur la troisième marche en réalisant son premier podium en rouge.
« Je suis très reconnaissant envers l’équipe, qui a toujours continué à me soutenir. J’ai ressenti une joyeuse sensation de la voir contente de cette performance, car elle le mérite. »

Bonne idée
Hamilton a débarqué au circuit Gilles-Villeneuve, où il a gagné sept fois, sans être monté dans le simulateur. Il voulait plutôt se fier à son instinct. Il a bien fait, car, contre la domination de Mercedes, il a réussi à classer son bolide en troisième place lors des essais libres et au cinquième rang lors des qualifications pour la course sprint et lors des qualifs pour le GP. Le seul bémol à son week-end, c’est cette sixième place à la course sprint. Mais il avait reculé au classement en fin de course après avoir touché le muret alors qu’il roulait au quatrième rang.
« Tout le week-end a été bon. Chaque tour, a-t-il insisté. Nous l’avons démarré du bon pied et avec la bonne attitude. »

Pointant aujourd’hui au quatrième échelon du classement du Championnat des pilotes, le Britannique a expliqué avoir choisi une configuration de monture différente après avoir étudié les données avec son ingénieur. « On a réussi à faire un travail d’équipe fantastique en extrayant les données et tout le potentiel de la voiture. J’ai pu attaquer chacun des virages. »
Belle lutte
Ce qui lui a notamment permis de se battre avec Max Verstappen avec 10 tours à faire au Grand Prix. Il a réussi à le doubler par une splendide manœuvre au premier virage du tracé, arrivant de l’extérieur et plongeant au point de corde.
« J’ai adoré chaque minute de cette bataille avec l’un des plus grands de ce sport. Il faut être stratégique quand on a moins de puissance. Je l’ai calculé au maximum en regardant le niveau d’énergie dans ma barre. J’ai adoré ce sentiment dans le dépassement. »

Hamilton ne croit plus utiliser le simulateur pour préparer une course. Il y retournera certainement pour étudier les données et les comparer, sinon il estime la situation « trop risquée ».
« Si l’on regarde mes résultats, j’ai réussi mes deux meilleurs sans avoir utilisé le simulateur. Ce n’est pas une nécessité. C’est un outil qui est toutefois utile. »
Charles déçu
Son coéquipier Charles Leclerc n’avait pas la même mine après la course. Ayant terminé au pied du podium après s’être élancé de la quatrième ligne sur la grille (huitième), le Monégasque était heureux d’amasser 12 points dans une journée difficile.

« Ce que je vais retenir, c’est la déception à la suite d’une aussi pauvre performance sur une piste difficile », a-t-il résumé en répétant qu’il ne sentait pas sa voiture lorsqu’il en était au volant.