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Grand Prix du Canada à Montréal: la SPJD multiplie les voyages à l'international

L'organisme paramunicipal a visité les sites de Melbourne, Monza et Mexico depuis 15 mois

Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2025-05-12T04:00:00Z

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Dans les 15 derniers mois, des représentants de la SPJD ont voyagé à travers le monde afin d’assister à des courses de F1 pour «améliorer ses pratiques» et aider la direction à «se rapprocher des promoteurs», est-il permis d’apprendre dans des documents obtenus par la Loi sur l’accès à l’information.

• À lire aussi: Avec la terrible édition 2024 du Grand Prix du Canada: le futur de la F1 à Montréal est en examen

Dans les avis de pertinence de déplacement en Europe, en Australie et au Mexique, il est expliqué que «l’édition 2024 du GPF1 du Canada a été confrontée à divers défis et enjeux engendrant des risques importants pour la SPJD et les bailleurs de fonds, notamment sur les plans réputationnel et financier (confiance des investisseurs et développement d’activités d’envergure internationale)».

#18 LANCE STROLL (Aston Martin Aramco Cognizant F1) lors de la séance de qualifications Q1 dans le cadre du Grand Prix du Canada au circuit Gilles-Villeneuve à Montréal le samedi 8 juin 2024. PHOTO MARTIN CHEVALIER
#18 LANCE STROLL (Aston Martin Aramco Cognizant F1) lors de la séance de qualifications Q1 dans le cadre du Grand Prix du Canada au circuit Gilles-Villeneuve à Montréal le samedi 8 juin 2024. PHOTO MARTIN CHEVALIER Photo Martin Chevalier

«Nous sommes préoccupés d’apprendre que Montréal ait failli perdre les éditions futures du Grand Prix du Canada, un événement essentiel pour notre économie», a exprimé Julien Hénault-Ratelle, porte-parole d’Ensemble Montréal en matière de développement économique, en lien avec les raisons évoquées dans les documents.

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COURTOISIE ENSEMBLE MONTRÉAL
COURTOISIE ENSEMBLE MONTRÉAL

«La gestion chaotique de la dernière édition a gravement ébranlé la confiance des investisseurs», a ajouté le membre de l’opposition officielle à l’hôtel de ville.

Les résultats?

Malgré un voyage en Australie au printemps 2024 pour visiter le site du GP de Melbourne à Albert Park, il est impossible d’en connaître les résultats et les connaissances acquises deux mois avant la terrible édition du GP du Canada à Montréal. 

MEGA/WENN
MEGA/WENN

Depuis août dernier, la directrice générale de la SPJD, Véronique Doucet, a aussi accepté d’envoyer ses représentants dans des courses de F1 à travers le monde avec des budgets variant entre 5000$ et 11 500$. Impossible toutefois de savoir qui a voyagé en vertu des réponses obtenues par la Loi sur l’accès à l’information.

La société n’a pas plus rédigé de rapport traitant des résultats concrets sur le terrain des voyages à Melbourne, à Monza et à Mexico, a-t-elle expliqué pour motiver l’absence des documents demandés par Le Journal. Toutefois, les preuves des factures et des comptes financiers témoignent que les dépenses, justifiables selon les destinations, ont été contrôlées.

«Ces voyages ont été réalisés dans l’objectif de s’outiller pour mieux innover, a écrit par courriel en réponse à nos questions Marylène Kirouac, conseillère à la direction principale de la SPJD. Nos déplacements ont été ciblés. Nous avons visité des Grands Prix comparables, organisés dans de grands parcs urbains avec des installations similaires.

«Ce travail alimente une communauté de pratique que nous avons initiée, pour continuer à faire du Grand Prix à Montréal un modèle d’organisation durable, efficace et maîtrisée», a-t-elle ajouté.

Les résultats de ces observations seront attendus dans la réussite de l’évènement à la mi-juin.

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