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Grâce à son entraîneur, Mesar reste motivé et très souriant, même dans la LAH

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY

Étienne Bouchard

2024-10-15T20:08:10Z

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Si les apparences ne sont pas trompeuses pour une rare fois, les partisans du Rocket de Laval peuvent se rassurer à l’idée que les joueurs de l’équipe, dont l’espoir du Canadien Filip Mesar, se trouvent dans d’excellentes dispositions et prêts à éclater.

Choix de premier tour du CH au repêchage de 2022, le jeune homme n’avait été guère convaincant au camp préparatoire du grand club cet automne avant de prendre le chemin de la Ligue américaine de hockey (LAH). Or, ce fut tout le contraire dans ses deux premiers matchs de la campagne avec la filiale. Le Slovaque, qui, en passant, s’est bien gardé de commenter en détail les déclarations de son compatriote et ami Juraj Slafkovsky au sujet du «népotisme» de la fédération de hockey de son pays, semble heureux.

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Ses quatre points illustrent déjà le boulot abattu dans les derniers jours. Ici, une bonne partie du crédit revient à Pascal Vincent, qui joue un rôle de mentor de manière soutenue. D’ailleurs, l’instructeur-chef du Rocket a pris quelques minutes durant la séance d’entraînement de mardi pour prodiguer des conseils personnalisés à son étudiant de 20 ans le long de la rampe. Celui-ci se dit très reconnaissant de l’aide fournie.

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«Il me montre comment faire et je me sens très à l’aise. Il est un excellent entraîneur et jusqu’à maintenant, il a été très bon dans mon développement. C’est un plaisir de travailler avec lui», a expliqué avec un sourire radieux Mesar.

La bonne nouvelle ici, c’est que le sentiment est réciproque. Pendant son point de presse, Vincent s’est dit satisfait des efforts déployés par le trio complété par Owen Beck et Jared Davidson.

«Je ne le connaissais pas avant, mais à date, je suis impressionné. Il n’essaie pas d’en faire trop et sa ligne constitue un bon mélange. Beck est efficace sur les mises au jeu et Davidson possède entre autres un bon lancer. Les trois sont enthousiastes d’évoluer ensemble, a indiqué le pilote. C’est l’un des meilleurs [trios], les joueurs se poussent au maximum.»

«Durant les entraînements, on mesure plusieurs choses. Dans le cas de Filip, il y a l’engagement, la capacité à revenir en arrière pour effectuer un repli défensif. Ses intentions sont bonnes, l’intensité aussi.»

L’apprentissage et les leçons se poursuivent

Bref, l’ailier est au bon endroit afin de continuer ses leçons en classe. Que compte-t-il perfectionner dans son coffre à crayons pour convaincre le Tricolore de le faire graduer à Montréal?

«Dans mon esprit, je veux prouver pourquoi on m’a choisi en première ronde. Même si c’est parfois difficile et frustrant, ma concentration reste sur la patinoire, a-t-il dit. Ma courte expérience dans la LAH m’aide. C’est une ligue plus difficile et physique. J’ai vu des joueurs rapides et costauds. Je dois donc être plus fort et vite, décocher de meilleurs tirs, être plus solide en zone défensive.»

«De l’an passé jusqu’à aujourd’hui, j’ai grandi mentalement. Je comprends davantage de trucs, a-t-il ajouté. Ces gars-là sont très bons, mais il ne faut pas porter attention uniquement à cela. J’ai compris qu’il faut travailler beaucoup plus fort et souvent.»

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