GPCQM: une troisième épreuve et les Mondiaux malgré l’incertitude

Jean-François Racine
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Après deux ans d’absence et d’incertitude, les Grands Prix cyclistes de Québec et Montréal (GPCQM) seront de retour en septembre prochain avec un organisateur qui possède désormais une licence WorldTour pour une troisième course, mais aussi une possible annonce concernant les Championnats du monde route UCI 2026 dans la métropole. Le tout sera diffusé sur les ondes de TVA Sports.
Un peu échaudé par tous les imprévus liés au monde de l’événementiel, Sébastien Arsenault avait quand même plusieurs bonnes nouvelles à annoncer à moins de deux mois des épreuves.
Depuis 2019, la passation des pouvoirs est complétée à la direction des GPCQM et du Marathon Beneva de Montréal. Le tout sera diffusé sur les ondes de TVA Sports.
Le paternel et fondateur, Serge Arsenault, ne sera toutefois pas très loin.
Les Grands Prix cyclistes seront donc de retour les 9 et 11 septembre prochain, malgré une baisse des investissements publics et une augmentation importante des coûts.
Le transport aérien, la sécurité, les différents services et même la pénurie de voitures représentent un casse-tête qui donnent des maux de tête. La perte du partenaire Air Transat figure également au nombre des embûches à surmonter.
Un retour attendu
«Tu as l’impression de rouler sans savoir où est l’arrivée avec la pandémie pour un entrepreneur. J’ai eu peur de perdre le noyau principal de mes employés, par démotivation, par fatigue mentale, mais ils sont là pour les bonnes raisons», explique le PDG des événements.
Selon lui, il faudra peut-être quelques années avant de retrouver un certain équilibre. Toutefois, d’un point de vue purement sportif, le ciel est beaucoup plus clair.
Outre le Tour des Émirats arabes unis, les GPCQM seront les deux seules courses WorldTour hors de l’Europe cette année. Ailleurs, la Californie et l’Australie ont notamment baissé les bras.
«Les équipes et les coureurs ont hâte de revenir ici. Ils en font une priorité. Les gars veulent gagner ici. On explore d’autres avenues avec différents transporteurs. On avait un traitement VIP et on essaye de garder le même niveau. C’était notre signature. J’ai bon espoir de réussir», ajoute M. Arsenault.
Une autre épreuve en 2024
L’idée d’une troisième épreuve a souvent été évoquée par le passé, mais l’octroi d’une licence par l’UCI est bien réel. Il faudra toutefois attendre en 2024. L’Estrie, l’Outaouais et même la région de Charlevoix seraient dans les plans.
Dans une périphérie de deux à trois heures de route, l’organisateur ne ferme pas la porte à une course aux États-Unis, mais le Québec passera en priorité. Pour Québec et Montréal, les permis ont été renouvelés jusqu’en 2025 inclusivement.
«L’UCI a accepté. Je ne veux pas une troisième course en deçà des deux autres. Ça prend un an et demi de travail et il reste le plus gros à faire, soit le financement et le lieu. Techniquement, elle est au calendrier pour 2024», affirme Sébastien Arsenault.
Les Mondiaux de 2026
Montréal souhaite toujours organiser les Championnats du monde route UCI 2026 et le contexte semble propice. Le gouvernement du Québec se fait tirer l’oreille mais la communication est bonne.
En toute logique, une annonce pourrait avoir lieu avant la mi-septembre, puisque le site pour 2027 sera confirmé d’ici octobre.
«C’est un dossier ambitieux. On va faire une annonce prochainement. J’attends un des partenaires publics et ça ne peut pas dépasser les Grands Prix cyclistes.»