Tous les résultats
Publicité

«Je n'aurais jamais réalisé mon rêve»: pas de US Open sans ses années avec le Rouge et Or

Photo fournie par Ugo Coussaud
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2026-05-30T04:00:00Z

Partager

Plus d’une décennie après son passage avec le Rouge et Or de l’Université Laval, le golfeur Ugo Coussaud affirme que cette expérience à Québec lui a permis de réussir le plus grand exploit de sa carrière en se qualifiant pour le US Open.

• À lire aussi : Ancien du Rouge et Or qualifié pour le US Open : « Je ne vais pas au US Open pour faire de la figuration »

Le 18 mai à Surrey en Angleterre, Coussaud a eu besoin de deux trous de prolongation pour obtenir le dernier laissez-passer pour le US Open, un des quatre tournois majeurs du circuit de la PGA.

Photo Rouge et Or Yan Doublet
Photo Rouge et Or Yan Doublet

« Si je n’étais pas passé par le Rouge et Or, je n’aurais jamais réalisé mon grand rêve de me qualifier pour un tournoi majeur, a déclaré le Français de 33 ans que nous avons joint en Autriche avant une étape du DP World Tour (l’ancienne PGA européenne). Cela n’aurait juste pas été possible et je serais en train de jouer dans les rangs amateurs en France parce que j’ai toujours eu l’amour du golf. Je suis allé à Québec pour les études avant le golf. »

Publicité

S’il a réalisé des progrès importants de 2011 à 2014 à Laval et connu de grands succès, Coussaud a avant tout développé sa confiance. Il a remporté le titre national individuel en 2013 et celui par équipe en 2012.

« J’ai connu un progrès énorme comme homme et comme golfeur et j’ai réalisé que j’étais bon, a expliqué celui qui a fait le saut chez les pros en 2016. C’est pourquoi ce fut aussi long de gravir les échelons. J’ai finalement réussi à croire que c’était possible et j’ai gagné en confiance. Gamin, c’était un rêve de me qualifier pour un majeur, mais je croyais que c’était réservé aux autres. »

Un ancien entraîneur très fier

Entraîneur-chef du Rouge et Or, Mathieu Paradis est très fier de l’exploit de son ancien protégé. « Ugo nous rend bien fier depuis un bout. Il sert d’exemple qu’étudier au Québec ne signifie pas nécessairement que tu ne peux pas aller jouer sur la PGA un jour. »

« Le réseau québécois n’est pas seulement un plan B si tu mets les efforts comme Ugo a fait, d’ajouter Paradis. On ne peut pas enlever le rêve d’obtenir une bourse complète dans la NCAA, mais on se compare très bien aux équipes de Division 1 du Nord et de Division 2 du Sud des États-Unis. »

Des remises en question

Bien établi sur le circuit DP World Tour où il a obtenu un statut complet, Coussaud a gagné ses galons au fil des ans.

Cette expérience à la dure l’a préparé pour ce grand moment qu’il vivra entouré de ses proches. « Il y a eu des moments difficiles, des moments très bas où je me suis remis en question. Ma qualification pour le US Open est une belle histoire de vie et de travail. »

Publicité

Des moments magiques entourés de ses proches titre

Ugo Coussaud est très heureux d’avoir vivre ces moments magiques entouré de ses proches.

« Ma plus grande satisfaction a été de vivre ce moment magique avec ses proches, a-t-il confié. Ce fut un beau moment de partage avec des gens qui me soutiennent depuis des années. Mes parents étaient présents ainsi que des amis très proches. J’ai vécu beaucoup d’émotions avec mon père et mon ami Lionel qui sont impliqués depuis le début. En plus, j’ai eu la chance de jouer avec un pote français (Martin Couvra). »

Sa garde rapprochée sera présente dans l’État de New York pour le US Open.

Son exploit survient seulement un an après qu’il eut fait l’impasse sur sa participation aux qualifications.

« Ça ne valait pas le coup de me présenter aux qualifications l’an dernier, débite-t-il sans détour. Il y a deux ans, j’étais rentré au club house après 22 des 36 trous parce que ça ne fonctionnait pas bien. »

Cette année, tout est tombé en place même si la préparation n’était pas optimale. « Il a fait un temps pourri avant la qualification et je me suis peu entraîné, raconte l’auteur d’un pointage de moins 10 après les 36 trous. Je suis arrivé la veille sans rien changer à mon horaire. Je me disais que c’était faisable et je me suis donné à fond. C’était un coup de poker et ma qualification représente la cerise sur le gâteau. »

Publicité
Publicité