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GNL Québec : «la porte est fermée», assure Legault

François Legault, lors d’un point de presse dans une cabane à sucre aux côtés de sa candidate dans Iberville, Audrey Bogemans, et du député sortant et candidat dans Saint-Jean, Louis Lemieux.
François Legault, lors d’un point de presse dans une cabane à sucre aux côtés de sa candidate dans Iberville, Audrey Bogemans, et du député sortant et candidat dans Saint-Jean, Louis Lemieux. PHOTO MARC-ANDRÉ GAGNON
Photo portrait de Marc-André Gagnon
2022-08-31T15:37:13Z
2022-08-31T17:10:41Z

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MONT-SAINT-GRÉGOIRE – Malgré les discussions qu’a pu avoir Pierre Fitzgibbon avec le gouvernement fédéral, François Legault assure que sa position envers le projet de GNL Québec n’a pas changé : « la porte est fermée », a-t-il répété.  

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C’est du moins le cas avec le projet que le gouvernement Legault a rejeté à l’été 2021, notamment parce qu’il prévoyait «d’avoir un tuyau qui passe sur le Québec», bien au-delà des frontières du Saguenay–Lac-Saint-Jean, a rappelé le chef caquiste, mercredi. 

«Ce qu’on dit actuellement : le projet est refusé par le BAPE puis il n’y a pas d’acceptabilité sociale au Québec, donc la porte est fermée, final», a déclaré le premier ministre sortant. 

Radio-Canada rapportait mercredi que son ministre sortant à l’Économie, Pierre Fitzgibbon, aurait laissé entendre, lors de la visite du chancelier allemand, que le gouvernement du Québec pourrait reconsidérer sa position dans le contexte actuel. 

«Notre position n’a pas changé. Le BAPE a refusé le projet et on a refusé le projet puis il n’y a rien de changé», a résumé M. Legault. 

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Hydrogène vert

«On est ouverts, par contre, à des exportations d’hydrogène vert», a-t-il signalé. 

«N’oublions pas, l’hydrogène qui serait fabriqué au Québec ce serait avec de l’électricité propre», a fait valoir le chef caquiste. 

Mais à l’heure actuelle, les prix mondiaux de l’hydrogène vert sont moins élevés que le coût marginal pour fabriquer de l’hydrogène vert. 

«Il faut que le prix soit bon, a expliqué M. Legault. Il faut qu’il y ait l’électricité de disponible, mais on est ouverts à exporter de l’hydrogène vert en Allemagne, pas du gaz.» 

De son côté, la cheffe du Parti libéral du Québec a elle aussi affirmé qu’à défaut d’appuyer GNL Québec, un « gouvernement Anglade dirait oui à des projets d’hydrogène vert». 

Elle craint toutefois que le MM. Legault et Fitzgibbon soient «en train de négocier en catimini». 

«On doit pouvoir conjuguer économie avec écologie. Ce n’est pas ce que fait GNL», a-t-elle dit. 

  • Écoutez la rencontre Montpetit- Déry diffusée chaque jour en direct 13 h 55 via QUB radio :

QS remet en doute la parole de Legault

Pour sa part, Gabriel Nadeau-Dubois ne croit pas le premier ministre. « En environnement, on ne peut pas faire confiance à François Legault, estime le porte-parole de Québec solidaire. François Legault a dit qu’il fermait la porte à GNL Québec il y a quelques mois et là on apprend que son ministre chouchou, Pierre Fitzgibbon, est en mission à Ottawa pour tester pis savoir si peut-être le projet ne pourrait pas redémarrer. » 

« Voici un autre exemple de manque de transparence de la CAQ », a réagi à son tour le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon. 

« On se demande, c’est quoi l’intention réelle de la CAQ?, a-t-il soulevé. Qu’est-ce qui se passe en coulisses? Il y a une raison pour laquelle seulement 31% des Québécois sont satisfaits de la CAQ en matière d’environnement. » 

- Avec Nicolas Lachance, Patrick Bellerose et Annabelle Blais

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