Glen Constantin compare ses prochains adversaires à l’édition du Rouge et Or de 1999, qui a gagné la Coupe Vanier


Richard Boutin
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Glen Constantin trace un parallèle entre l’édition de 1999 du Rouge et Or de l’Université Laval, qui a causé une énorme surprise en remportant la première Coupe Vanier de son histoire, et les Rams de Régina, qui se sont qualifiés pour les éliminatoires lors du dernier match du calendrier régulier avant de signer deux victoires sur la route pour se glisser dans le carré d’as de U Sports.
Répondant à la question «Comment sa troupe va se préparer à l’idée de se frotter, à la Coupe Mitchell, à une équipe qui est négligée et qui n’a rien à perdre?», l’entraîneur-chef du Rouge et Or a comparé les deux éditions.
«Les Rams me rappellent notre édition de 1999, a-t-il souligné. On avait causé la surprise en battant Ottawa à la Coupe Dunmsore avant de vaincre les Huskies de la Saskatchewan, qui était l’équipe de la décennie 1990 en demi-finale canadienne, et de finalement battre Saint Mary’s à la Coupe Vanier.»
«Comme nous, les Rams jouent leur meilleur football de la saison au bon moment, ajoute le pilote lavallois. Ils ont appris à gagner et on voit une bonne différence depuis le dernier quart du dernier match de la saison contre l’Alberta. Les joueurs sont très énergiques et le crédit va aux entraîneurs qui réussissent à extraire jusqu’à la dernière once d’énergie des athlètes.»
Les Rams ont toujours crû en leurs moyens
Après deux victoires en début de saison, les Rams ont encaissé cinq défaites consécutives et ils étaient sur le point d’être écartés des éliminatoires avant d’effacer un retard de 22-4 lors du dernier match de la saison contre les Golden Bears de l’Alberta pour conclure en 4e place. Ils ont marqué 25 points sans réplique dans un gain de 29-22.
En territoire hostile, ils ont éliminé les Bisons du Manitoba, qui étaient les favoris pour sortir de l’Ouest, et les Huskies de la Saskatchewan.
«Malgré notre séquence de défaites, on n’a jamais perdu confiance en nos moyens, a affirmé l’entraîneur-chef Mark McConkey, receveur avec les Rams de 2008 à 2013. Malgré quatre défaites par un écart de neuf points au moins, on s’améliorait et on savait qu’on pouvait rivaliser avec tout le monde dans notre conférence. Tout ce qu’on voulait, c’est obtenir une chance de participer aux éliminatoires et amorcer une séquence victorieuse. Nous sommes les guerriers de la route.»
Des fleurs pour le Rouge et Or
McConkey est élogieux à l’égard de ses prochains adversaires. «On affronte la meilleure équipe des deux dernières décennies, a-t-il affirmé. J’ai vu Laval jouer souvent à la télévision. C’est épeurant d’entendre que Laval mise sur une jeune équipe. Ils sont athlétiques, gros, longs et jouent bien leurs systèmes.»
«Contre la grosse machine rouge, nous ne sommes pas les favoris, poursuit McConkey, qui a pris les rênes de l’équipe en 2020 sur une base intérimaire avant d’être confirmé dans ses fonctions en 2022. Mais c’est une autre opportunité de prouver à tout le monde qu’ils sont dans l’erreur.»
Les Rams ont conclu la saison régulière avec une fiche de trois gains et cinq revers. C’est la première fois qu’une équipe de la conférence de l’Ouest remporte la Coupe Hardy après avoir présenté une fiche déficitaire en saison régulière.
Un affrontement en 2002
Le Rouge et Or et les Rams ont croisé le fer en 2002 au PEPS dans un match présaison. Profitant d’une semaine de congé après une défaite de 26-24 face aux Huskies de Saint Mary’s, le Rouge et Or avait invité les Rams, qui profitaient aussi d’un bye.
Les locaux l’avaient emporté par la marque de 33-14 face aux Rams, qui misaient notamment sur le botteur Jon Ryan qui a connu une belle carrière dans la NFL. «Les temps changent, a souligné le coordonnateur offensif Justin Éthier. À l’époque, on estimait que c’était préférable de jouer un match plutôt que d’accorder un congé aux joueurs.»