Georges St-Pierre: de cueilleur de piments à combattant de l’UFC, le voilà entrepreneur culinaire
Il lance deux sauces piquantes avec un producteur canadien


Mathieu Boulay
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Lorsqu’il était jeune, Georges St-Pierre ramassait des piments dans des champs de son patelin, Saint-Isidore. Aujourd’hui, plusieurs années plus tard, il boucle la boucle en lançant deux sauces piquantes 100% canadiennes à son effigie.
«J’aime beaucoup les expériences culinaires et j’aime manger très épicé», explique Georges St-Pierre au Journal.
La «Rush» et la «K.O.» ont été produites en collaboration avec la compagnie ontarienne Lord’s Hot Sauce. La première est une sauce ordinaire dont le nom fait référence à son surnom de combattant et l’autre en est une qui «frappe vraiment», composée de piments Reaper.
Les deux sauces sont faites avec des produits locaux, une priorité pour l’ancien champion d’arts martiaux mixtes, qui met de la sauce piquante sur son poulet et ses huîtres.
«Elles sont préparées par des chefs locaux avec des produits locaux sans additifs chimiques, ajoute St-Pierre. J’aime cela, garder santé le plus possible.»
Les piments utilisés pour les sauces de GSP poussent dans un champ à Paris, en Ontario, sous la supervision de Michael Lord, un ancien gestionnaire de talents dans l’industrie du mannequinat.
«Il n’y a pas une plus grande icône au Canada que Georges, souligne le fondateur de Lord’s Hot Sauce. Les sauces sont à son image: honnêtes et authentiques.»

Un compétiteur dans l’âme
Durant sa carrière, Georges St-Pierre était un féroce compétiteur dans l’octogone. Il est pareil comme entrepreneur.
Lorsqu’il s’engage dans un projet, il ne fait pas les choses à moitié, même s’il plonge dans un marché très compétitif comme celui des sauces piquantes.
«Je n’ai pas seulement dit à Michael de faire une sauce. Je voulais qu’on ait la meilleure sauce sur le marché», raconte l’ancien combattant.

Depuis qu’il a accroché ses gants, Georges l’athlète a fait place à Georges l’entrepreneur.
«Je suis chanceux parce que je peux choisir les projets avec lesquels je m’associe et avec qui je les fais, précise le Québécois. Ce sont des projets authentiques et non seulement pour faire de l’argent comme au début de ma carrière, où j’étais fauché.
«Ils me tiennent tous à cœur.»
En plus des sauces, le membre du Temple de la renommée de l’UFC est également associé avec une compagnie de suppléments alimentaires (Warrior) et une autre d’appareils d’entraînement (BaseBlocks).
Une vieille passion
Celui qui aura 44 ans le mois prochain a eu son premier contact avec les piments forts quand il avait une douzaine d’années. Il en récoltait dans les champs avec des travailleurs étrangers dans son Saint-Isidore natal.
«On faisait des blagues avec les travailleurs mexicains et on voulait savoir qui était le plus tough de la gang, raconte-t-il. Sur l’heure du dîner, on mangeait des grosses bouchées de piment en se regardant.
«Le premier qui buvait de l’eau perdait. C’est là que mon goût pour l’épicé a commencé.»
Par ailleurs, les deux sauces piquantes seront en vente en ligne dès aujourd’hui sur le site de Lord’s Hot Sauce. Des coffrets pour les collectionneurs sont également disponibles, mais ils sont en quantité llimitée.