Gaza: des ONG mettent en garde la Fondation GHF contre une complicité de crimes de guerre

AFP
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Plusieurs organisations de défense des droits de la personne ont appelé lundi la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), dont les distributions d'aide donnent lieu à des scènes chaotiques et meurtrières, à cesser ses opérations, mettant en garde contre des risques de complicité de «crimes de guerre».
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«Ce nouveau modèle de distribution d'aide privatisée, militarisée, représente un changement radical et dangereux par rapport aux opérations humanitaires internationales établies», écrivent ces 15 organisations dans une lettre ouverte, dénonçant un système «déshumanisant et meurtrier».
«Nous appelons la GHF et toutes les organisations et individus qui ont soutenu ou soutiennent le travail de la GHF et les sociétés militaires privées» opérant dans ses centres de distribution «à cesser leurs opérations».
«Ne pas le faire pourrait exposer ces organisations et leurs responsables, représentants et agents à des responsabilités criminelles et civiles pour complicité de crimes en vertu du droit international, y compris crimes de guerre, crimes contre l'humanité, ou génocide, en violation du droit international, du droit américain et d'autres juridictions nationales», mettent en garde ces organisations.
Firgurent parmi les signataires de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), le Centre palestinien pour les droits humains, le Centre américain pour les droits constitutionnels ou encore la Commission internationale des juristes.
L'ONU et des ONG humanitaires refusent de travailler avec la GHF, organisation au financement opaque soutenue par Washington et Israël, en raison de préoccupations concernant ses procédés et sa neutralité.
Israël a imposé début mars au territoire un blocus humanitaire qui a entraîné de très graves pénuries de nourriture, médicaments et autres biens de première nécessité. Le blocus n'a été que partiellement assoupli fin mai.
Depuis que la GHF a commencé ses distributions fin mai, 450 personnes ont été tuées et près de 3500 autres blessées en tentant d'atteindre les points de distribution d'aide à Gaza, selon le dernier bilan actualisé du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour la bande de Gaza.
La fondation nie tout incident à l'intérieur de ses centres, affirmant que son personnel continue «de livrer de la nourriture en toute sécurité».