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Gatineau ne se laissera pas faire par la LNH, qui refuse d’autoriser une diffusion sur écran géant d’un match du CH

Photo portrait de Guillaume St-Pierre – analyse

Guillaume St-Pierre – analyse

2026-05-26T04:00:00Z

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OTTAWA | Les Gatinois n’ont pas l’intention de se laisser faire par les bonzes de la LNH qui, du haut de leur tour à New York, leur disent comment ils peuvent célébrer le Canadien en séries. 

Une pétition contre l’annulation de la diffusion sur écran géant des matchs du CH par la LNH a récolté des milliers de signatures en 24 heures.

La mairesse de Gatineau et d’autres élus, y compris de la Ville d’Ottawa, font pression sur la ligue et l’organisation des Sénateurs.

« Je comprends qu’il existe des règles de la LNH, mais ici, le gros bon sens doit prévaloir : il faut trouver une façon de permettre aux partisans de Gatineau de vivre la frénésie des séries, comme cela se fait ailleurs », a écrit la mairesse Maude Marquis-Bissonnette.

Ingérence étrangère 

N’y a-t-il pas quelque chose d’insultant de subir cette ingérence étrangère par des bureaucrates américains qui, on l’a compris depuis longtemps, tiennent pour acquis le marché canadien.

On comprend bien que des règles sont en place. À 80 kilomètres à la ronde d’Ottawa, nous sommes en territoire des Sénateurs.

La LNH et la franchise des Sens ont fait comprendre aux organisateurs d’un party de visionnement de matchs en séries du CH que « la loi c’est la loi ».

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Mais nous ne sommes pas ici face à des lois de vie ou de mort. Lorsqu’il est question de business, il y a toujours moyen de moyenner.

Comme preuve, dans la région de New York, trois équipes cohabitent.

Les Rangers de New York étaient là en premier. Lorsque les Islanders sont arrivés en 1972, ils ont été forcés de dédommager leur voisin à fort prix parce qu’ils empiétaient sur leur territoire.

• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Benoit Dutrizac, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :

Les Devils du New Jersey ont dû payer la même taxe.

Les règles dépendent surtout de qui les font appliquer. Dans le cas qui nous occupe, la ligue et les Sénateurs ont clairement manqué de jugement.

Le Québec, l’Outaouais, et plus spécifiquement Gatineau, se trouvent dans une sorte de zone grise.

Ce n’est rien contre la franchise des Sénateurs, mais Gatineau, quatrième ville en importance au Québec, demeure en majorité un territoire Bleu-Blanc-Rouge.

On dit souvent que le Canadien est plus qu’une équipe de hockey. Le cas de l’Outaouais en est un cas éloquent. La région demeure culturellement reliée à la métropole, y compris dans le sport.

Fêter quand ça passe

Les nouveaux efforts du nouvel acquéreur des Sens pour séduire le marché québécois, le Montréalais Michael Andlauer, sont nobles.

On peut comprendre que le plus petit marché d’Ottawa a besoin d’oxygène pour respirer entre les deux éléphants que sont le Canadien et les Maple Leafs.

En ce printemps de séries fiévreux, les partisans des Habs se rassemblent d’un bout à l’autre du pays.

Comment peut-on justifier d’empêcher des fans de sport de célébrer en grand à cause d’un élan bureaucratique mal placé ?

Les printemps se suivent mais ne se ressemblent pas toujours. Il faut fêter quand ça passe.

Les vrais partisans de hockey l’ont bien compris. La LNH est capable de déplacer des franchises et d’inventer des territoires. Elle devrait aussi apprendre à nous ficher la paix.

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