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Gagner l’or dans l’uniforme du Canada: la «plus grosse» réalisation de Martin Brodeur

Le gardien québécois explique les ajustements à faire devant le filet pour être à la hauteur du défi

JMTL
Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2026-02-02T00:00:00Z

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Martin Brodeur en a gagné des trophées, des honneurs et des distinctions durant sa carrière de plus de 20 ans sur les patinoires. Malgré ses trois coupes Stanley, il n’en démord pas. Ses médailles d’or à Salt Lake City et Vancouver figurent au sommet de ses exploits.

« Remporter l’or, c’est la plus grosse chose que j’ai faite », assure-t-il en entrevue avec Le Journal.

Et pourquoi ?

« Parce qu’il faut un énorme ajustement très rapidement. Dans une équipe, on apprend à se connaître et à jouer ensemble dès le camp d’entraînement. Aux Jeux, tu arrives et tu n’as jamais joué avec les défenseurs devant toi. L’ajustement doit se faire hyper rapidement. Personnellement, j’ai dû travailler très fort pour y arriver. »

À Nagano en 1998, Brodeur savait qu’il ne toucherait pas à la glace alors que le filet avait été confié à Patrick Roy. À Salt Lake City en 2002, il avait été jeté dans la mêlée au second match puisque le partant du tournoi, Curtis Joseph, s’était planté en lever de rideau contre les Suédois.

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Coup sur coup

Brodeur était alors entré dans la mêlée. En moins de 24 heures, il avait affronté les Allemands dans un gain serré de 3-2 et fait un match nul, 3-3, contre les Tchèques. Le Canada avait ensuite fait son chemin jusqu’en finale en battant de justesse la Finlande en quart de finale et en démolissant ensuite le Bélarus en demi-finale.

REUTERS
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Selon lui, la facilité dans ce tournoi épié à travers le globe, c’est tout simplement « d’accepter l’invitation et de jouer au hockey », relate-t-il.

« J’ai eu la chance de participer à quatre tournois, ajoute-t-il. Ce sont des expériences de vie. Pour moi, ça signifie aussi que j’ai été au sommet de mon sport, à ma position, pendant plus de 12 ans. 

« Je dis aux joueurs qui y participent qu’il y a un travail à faire, mais aussi de regarder autour. Car en tant que professionnel, on n’est pas dans la même réalité que les autres athlètes. Il faut observer ce qu’ils font et comment ils parviennent à leurs objectifs au bout d’une implication incroyable de quatre ans. La réalité est frappante. »

Moment d’extase

Encore aujourd’hui, Brodeur se souvient de cette dernière minute de jeu contre les États-Unis, à Salt Lake City, alors que son équipe venait de porter le score à 5-2. Et pourtant, il comptait déjà deux bagues de la Coupe Stanley.

« C’était la plus longue minute de hockey de ma vie, se remémore-t-il avec enthousiasme. Ma fréquence cardiaque était dans le tapis. Je regardais partout dans les gradins. C’était comme si les gens étaient sortis de leur corps. C’était tellement spécial. »

Le Canada avait ainsi remporté l’or pour la première fois en 50 ans. Quand il se promène dans les rues, que ce soit à Montréal, Toronto ou ailleurs au pays, Brodeur entend encore parler de cette conquête et se fait remercier pour ses prouesses entre les poteaux.

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