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Gagner la coupe Stanley à Montréal: un scénario auquel a souvent rêvé Kirby Dach

Getty Images via AFP
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2026-06-01T04:00:00Z

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RALEIGH | Avant l’ouverture de cette finale de l’Association de l’Est, Kent Hughes est revenu sur la progression qu’a connue son équipe depuis son embauche le 18 janvier 2022.

Si le Canadien est rendu dans le carré d’as, quatre ans plus tard, c’est parce que son directeur général n’a jamais voulu dévier du plan qu’il avait dressé avec Jeff Gorton, quitte à aller à contre-courant. La sélection de Juraj Slafkovsky, au tout premier rang du repêchage de 2022, en est un exemple.

Hughes avait jeté une douche froide sur les milliers de partisans réunis au Centre Bell. Les partisans s’attendaient à voir Shane Wright revêtir le chandail bleu-blanc-rouge.

Avec le grand Slovaque, Hughes posait la première pierre de sa reconstruction. La deuxième n’a pas mis de temps à suivre. Quelques minutes plus tard, Hughes échangeait deux choix de première ronde en retour de Kirby Dach.

Photo MARTIN CHEVALIER
Photo MARTIN CHEVALIER

Sélectionné trois ans plus tôt par les Blackhawks, Dach reconnaît avoir vécu un choc en apprenant la transaction.

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« Ça secoue, a-t-il indiqué, à quelques heures du premier match contre les Hurricanes. Quand tu es repêché, tu es habité par cette idée que tu vas disputer toute ta carrière avec cette équipe. »

Un environnement parfait

Ce qui doit également saisir, c’est de constater qu’on se joint à une équipe qui vient de terminer au 32e et dernier rang du circuit. Quoique les Blackhawks n’avaient pas connu, eux non plus, une grande saison.

L’attaquant albertain n’a pas mis de temps à comprendre qu’il venait possiblement de tomber dans un environnement où l’avenir pourrait être radieux.

« Quand je suis arrivé ici la première fois, j’ai compris la direction que l’organisation voulait prendre. Il y a eu des soirées où on s’assoyait dans notre chambre d’hôtel après les matchs et où on parlait de combien ce serait fantastique de gagner dans une ville comme Montréal », a-t-il raconté.

C’est encore plus vrai depuis le début de l’actuel parcours. Disons que ses coéquipiers et lui ne sont pas déçus par l’effervescence qui se fait sentir aux quatre coins de la métropole et de la province.

« C’est cool de voir comment réagit la ville, a-t-il déclaré. On apprécie nos partisans, l’amour et le soutien qu’ils ont pour nous. On le voyait déjà en saison régulière, mais ça a atteint un autre niveau depuis le début des séries éliminatoires. »

À force de travailler

Or, les embûches ont été nombreuses en cours de route. Quant à l’aspect collectif, la roue a mis un peu de temps à se mettre en marche. Sur le plan personnel, Dach a raté sa part de matchs, dont 80 en 2023-2024, en raison de diverses blessures.

« Même s’il y a eu des moments difficiles au départ, on a toujours été excités de se pointer à l’aréna et de nous retrouver ensemble. Ça fait ce qu’on est devenus aujourd’hui, a fait valoir l’attaquant de 25 ans. On a travaillé fort pour y parvenir, donc c’est certain qu’on savoure chaque instant. »

Le fait que la plupart des joueurs soient dans le même groupe d’âge n’est évidemment pas étranger à la synergie du groupe, un autre ingrédient important pour favoriser la réussite.

Pas surprenant que chacun d’entre eux se croise les doigts, à l’approche de chaque date limite des transactions, dans l’espoir de demeurer avec le Canadien.

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