Gabrielle Fortin : l’excellence à l’école et sur le terrain
Marc-André Fortin
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Épatante autant sur le terrain que sur le banc d’école, Gabrielle Fortin, une joueuse de volleyball des Carabins de l’Université de Montréal, a remporté la bourse d’excellence scolaire offerte par la Fondation Aléo.
L’étudiante en psychologie a obtenu des notes scolaires éblouissantes en maintenant une moyenne académique de 4,18 sur 4,3.
«C’est certain que je mets beaucoup d’effort à atteindre ce niveau. J’ai été surprise parce que je ne m’attendais pas nécessairement à avoir des nouvelles, puisque je sais qu’il y a aussi beaucoup d’autres athlètes qui obtiennent de bons résultats académiques. Je ne suis pas très surprise de l’avoir parce que je travaille très fort pour avoir ses résultats, c’est un peu la récompense de mes efforts», affirme-t-elle.
Celle qui vise le doctorat dans son domaine dans quelques années, se met de hauts standards dans ses études et laisse peu de place pour autre chose. Si elle n’est pas en train de frapper des ballons dans le gymnase, elle a le nez plongé dans ses livres.
«J’aime ce que je fais, donc c’est certain que c’est important pour moi d’y mettre des efforts. Le doctorat est vraiment contingenté, ajoute-t-elle. Le plus important est la planification, j’ai deux heures d’entrainement chaque soir en plus de mes périodes de musculation. Dès que j’ai un moment de libre dans ma journée, je le consacre pour mes études. La plupart du temps, je joue au volley ou j’étudie.»
Sur le plan sportif, Gabrielle Fortin a obtenu un poste avec les Carabins dès sa première année. Elle a été nommée recrue par excellence en plus de se frayer un chemin dans l’équipe première en 2021-2022.
«Je suis arrivée à l’université en plein dans la pandémie, donc ça a un peu modifié les plans. Le niveau entre le cégep et l’université est assez élevé, donc ça m’a permis de prendre un temps d’adaptation. Je me suis entrainé individuellement ou en équipe pendant un an et demi sans match, donc j’ai pu m’adapter convenablement. Je joue pour m’amuser. Oui, je vise d’être la meilleure version, mais je le fais pour avoir du plaisir», exprime-t-elle, en mentionnant également que cette passion lui a été transmise par sa sœur.
La native de La Tuque a quitté le domicile familial vers 14 ans pour se joindre aux Estacades de Trois-Rivières afin de continuer sa progression dans son sport. Elle a fait son parcours collégial avec le Cégep Édouard-Montpetit. Cette dernière croit que son départ à l’adolescence lui a forgé un fort caractère qui lui permet d’exceller actuellement.
«C’est certain que je suis plus indépendante parce que j’ai commencé dès un jeune âge. Je pense qu’à la base, il fallait une bonne force de caractère pour prendre cette décision, mes parents n'étaient pas nécessairement d’accord au début. Ça m’aide de toute évidence aujourd’hui», indique-t-elle.
Éolie Délisle : née pour aider
La golfeuse des Carabins de l’Université de Montréal Éolie Delisle a troqué les bâtons pour des seringues durant la pandémie afin de donner un coup de main. Elle s’est suffisamment démarquée pour mériter la bourse leadership de la Fondation Aléo.
Les dernières années n’ont pas été de tout repos pour cette étudiante en médecine. Prise chez elle pendant les premiers mois de la pandémie comme tous les étudiants, elle a décidé de mettre la main à la pâte bénévolement en aidant à vacciner les enfants contre la COVID-19, à l’hôpital Sainte-Justine.
«J’ai voulu profiter du fait qu’on était à distance et qu’on ne pouvait pas aller dans les hôpitaux pour me mettre dans le bain. Pendant toute ma première année, j’étais chez moi et je ne pouvais rien faire. Dès que j’ai su qu’on pouvait aller vacciner, j’ai sauté sur l’occasion. Je me suis dit enfin, je vais pouvoir avoir un contact avec les patients et donner un sens à mes études et où je voulais aller dans la vie.»
Ce geste était très naturel pour celle qui voulait apprendre davantage sur son futur métier.
«Juste pour les techniques, ça m’a donné un plus à mettre dans mon bagage. Donner des injections, c’est quelque chose que je vais faire couramment. Tout ce qui touche aussi au consentement et l'aspect humain pour être certain que les patients comprenaient bien. C'est comme la première fois que j’étais confrontée à des personnes qui avaient des inquiétudes, je trouvais que c'était un bon bagage. La pédiatrie, c’est toujours quelque chose que j'ai aimé», lance-t-elle en disant qu’elle n’avait pas encore fait de choix concernant son futur en médecine.
Cette athlète s’est lancée tardivement dans le golf. Très sportive, dès son jeune âge, elle se concentre rapidement dans le ski alpin de compétition. Elle commence au secondaire au Collège Trinité à Saint-Bruno et tombe littéralement amoureuse avec ce sport de la petite balle. Allant au cégep André-Grasset, elle décide de créer une équipe de golf collégiale et a terminé au sommet du classement féminin en 2016. Elle y trouve plusieurs avantages comme le fait que ce soit un sport estival et que ça intervient moins en même temps que ces études.
«C’est vraiment un avantage non négligeable. Le gros de notre saison a lieu l’été, donc je n’ai pas de stage et ça me permet de compartimenter et de me concentrer sur mes études et sur mon sport.»
La native de Sainte-Julie a également remporté le prix leadership et engagement social féminin à deux reprises en 2021 et 2022.