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Scènes de terreur dans le quartier Côte-des-Neiges

Le tireur, un Albertain «incel», avait publié un manifeste d’une centaine de pages avant d’ouvrir le feu sur des policiers

2026-06-22T17:58:02Z

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Un Albertain adepte de l’idéologie « incel » a semé la terreur dans le quartier Côte-des-Neiges lundi : un policier et un citoyen ont été atteints mortellement lors de la fusillade qui s’est terminée lorsque le tireur a été abattu.

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• À lire aussi : « Des douzaines de tirs en 15 minutes »: un résident a entendu la fusillade à Montréal dans le secteur du quartier Côte-des-Neiges

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« J’ai entendu une trentaine de coups de feu et j’ai entendu les balles passer proche », a affirmé au Journal l’automobiliste Jean-François Lemieux, qui se trouvait sur l’autoroute 15 vers 11 h 35 lundi.

Peu avant, un individu avait appelé le 9-1-1 pour signaler la présence d’un canon de fusil dans une fenêtre de l’hôtel Hilton, situé aux abords du boulevard Décarie.

Mais les policiers ont été accueillis sur les lieux par une rafale de tirs. Sur des vidéos circulant sur les réseaux sociaux, il est possible de voir le tireur Seth Hatfield, habillé en vêtements militaires, courir dans la rue tout en faisant feu vers des agents avec une carabine SKS semi-automatique.

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Sur des images vidéo diffusées sur les réseaux sociaux, on peut apercevoir ce qui serait l’arme du suspect lors de la fusillade, qui serait une carabine SKS semi-automatique.
Sur des images vidéo diffusées sur les réseaux sociaux, on peut apercevoir ce qui serait l’arme du suspect lors de la fusillade, qui serait une carabine SKS semi-automatique. Capture d’écran X

Le policier Mohamed Lamine Benredouane, 34 ans, a été atteint mortellement par les projectiles, tandis que sa collègue se trouve dans un état stable après avoir été blessée.

Selon nos informations, la policière aurait juste avant supplié sur les ondes « d’amener du back-up rapidement, sinon elle allait mourir ». Son sergent aurait réussi à lui sauver la vie en abattant le suspect.

Michael Moshe Mizrahi a aussi été tué lors du drame. Les autorités n’ont toutefois pas précisé si le citoyen avait été atteint par des tirs de l’assassin ou des policiers. Plusieurs passants se sont retrouvés dans les lignes de tirs, peut-on voir dans plusieurs vidéos diffusées en ligne.

• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Marc Boilard, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :

Alerte

Au même moment, des milliers de Montréalais ont reçu sur leur téléphone une notification les alertant d’une personne « armée et dangereuse » dans le secteur.

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« C’est plus que terrible, c’est un drame et c’est un cauchemar », a affirmé le directeur du Service de police de la Ville de Montréal, Fady Dagher, en point de presse.

Fady Dagher, chef du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), lors de son point de presse après la fusillade.
Fady Dagher, chef du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), lors de son point de presse après la fusillade. Capture d'écran TVA Nouvelles

Un immense périmètre avait été érigé dans le secteur commercial et résidentiel. Des passants étaient barricadés dans des commerces et appartements aux alentours. Une portion de l’autoroute 15 a été fermée et le métro de Montréal ne circulait plus à proximité.

« Les gens ont peur et ils disent de se cacher », a affirmé à TVA Nouvelles Karine Plis, qui habite tout près de la scène.

La tension était palpable en début d’après-midi aux abords de la scène de crime. Des policiers bloquaient le passage et urgeaient les curieux de s’éloigner. Certains étaient carrément cachés derrière des arbres, arme de service en main.

« Vous êtes dans la ligne de tir ! » s’époumonait une policière, rappelant qu’il y avait possiblement toujours un tireur actif.

Les autorités n’ont finalement jamais trouvé de complice après des vérifications.

En berne

Lundi, la menace contre les policiers était suffisamment crédible pour que des mesures de sécurité supplémentaires soient implantées dans plusieurs postes de la province, notamment à la Sûreté du Québec.

Le tireur avait publié avant l’attaque un manifeste d’une centaine de pages contre les femmes et contre le capitalisme.

L’enquête sera transférée au Bureau des enquêtes indépendantes (BEI).

Après cette tragédie rarissime, le drapeau du Québec sera en berne à l’Assemblée nationale.

« Ces gestes sont condamnables et n’ont absolument pas leur place dans notre société », a martelé la première ministre Christine Fréchette lors d’un point de presse en fin de journée.

— Avec Olivier Faucher, Frédérique Giguère et Maxime Deland, Agence QMI

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