Deux aspirants maires de Laval et de Longueuil, Stéphane Boyer et Catherine Fournier, ont fait front commun mercredi pour réclamer des mesures afin de lutter contre la crise du logement.
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Loin d’être un phénomène concentré uniquement à Montréal, la surchauffe immobilière qui entraîne une envolée des prix des loyers et des résidences affecte aussi les deux principales villes de banlieue, ont rappelé les deux candidats à la mairie dans un point de presse conjoint.

«Nous ne devons pas attendre de devenir les prochains Vancouver ou Toronto. C’est maintenant que nous devons agir», a clamé la candidate à la mairie de Longueuil Catherine Fournier.
Concrètement, M. Boyer et Mme Fournier se sont engagés, s’ils sont élus, à tenir un sommet panquébécois sur l’habitation, pour discuter de nombreux enjeux problématiques, incluant la rareté des terrains, le manque de main-d’œuvre dans la construction, les investisseurs étrangers, ou encore, les règlements municipaux et la fiscalité.

«Pour trouver des solutions pérennes à la crise du logement et à la surchauffe immobilière, il nous faut une approche concertée à la grandeur du Québec pour trouver des mesures innovantes afin de répondre à ces problèmes qui sont très complexes et qui touchent l’ensemble des paliers de gouvernement», a justifié par communiqué le candidat à la mairie de Laval Stéphane Boyer.
Tous deux veulent amener leurs collègues à examiner diverses pistes de solution, incluant la construction de logements municipaux, le rachat et la conversion de bâtiments existants et l’instauration de programmes d’accession à la propriété.

«Les citoyennes et les citoyens inquiets sont de plus en plus nombreux. [...] La volonté d’agir sur la question de l’habitation est déjà présente à plusieurs niveaux, au sein des gouvernements, de la société civile et du secteur privé. Ce dont on a besoin, c’est d’une impulsion politique qui permettra de réunir tout le monde autour d’une table», a conclu Mme Fournier.