Freeland annulerait la hausse du gain en capital
Le contexte économique a changé avec l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche

Guillaume St-Pierre
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Les jours passent et les volte-face se suivent chez les candidats à la succession de Justin Trudeau au Parti libéral du Canada.
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Selon nos informations, l’ex-ministre des Finances Chrystia Freeland annulerait la hausse de l’impôt controversée du taux d’inclusion du gain en capital, qui était censée rapporter 20G$ de plus dans les coffres de l’État fédéral au cours des cinq prochaines années.
Trump change tout
Une source proche de Mme Freeland soutient que le contexte économique a «énormément changé» avec l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche. Le Canada n’a donc pas le choix de s’adapter.
M. Trump promet de baisser drastiquement le taux d’impôt fédéral des entreprises de 21 % à 15 % et a été élu sous la promesse de rendre permanentes des baisses de taxes et d’impôt.
«Le Canada risque ainsi de perdre des emplois et des investissements aux États-Unis, soutient notre source. Nous devons nous adapter, et nous devons le faire vite.»
«Nous devons nous battre pour nos emplois. Nous devons nous battre pour continuer d’attirer les investissements.»
Poilievre aussi
Le chef conservateur Pierre Poilievre a lui aussi annoncé qu’il annulerait la hausse du gain en capital pour les profits réalisés de plus de 250 000$.
Pour financer les revenus perdus, M. Poilievre propose de supprimer des aides aux entreprises.
Mme Freeland, qui était à l'époque ministre des Finances, a annoncé la hausse d’impôt qui touche surtout les mieux nantis et les investisseurs, dans son budget 2024. Les libéraux fédéraux comptaient sur les revenus de cette hausse d’impôt pour financer ses programmes sociaux et des investissements dans le logement.
Retournements
Il s’agit de la deuxième mesure phare du gouvernement Trudeau que Mme Freeland jette par-dessus bord.
La candidate vedette à la direction du PLC a promis de mettre la hache dans la taxe carbone pour les particuliers.
La promesse coupe l’herbe sous le pied de Pierre Poilievre, qui en fait de son abolition son cheval de bataille depuis deux ans.
L’autre candidat dans la course, l’ex-gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, a lui aussi promis d’abolir la taxe carbone dans sa forme actuelle.