Frederik Andersen et Carter Hart: on a rarement vu d'aussi mauvais gardiens en finale de la coupe Stanley


Jonathan Bernier
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De la façon dont les Hurricanes ont étouffé leurs trois premiers adversaires et considérant que les Golden Knights présentaient la troisième défense la plus étanche après trois tours, on s’attendait à une finale terne et moche.
Or, après quatre matchs, les Hurricanes et les Golden Knights ont combiné leurs efforts pour 33 buts. Du jamais vu depuis les 36 buts marqués en 1981, lors des quatre premiers affrontements entre les Islanders de New York et les North Stars du Minnesota.
En fait, c’est seulement la quatrième fois qu’il se marque au moins 33 buts lors des quatre premiers matchs d’une finale. Celles de 1918 (36 buts) et de 1980 (33) complètent le palmarès.

Cette fois, ce qu’il y a de fascinant, c’est l’incapacité des hommes masqués, que ce soit Carter Hart, Frederik Andersen, et même Brandon Bussi, à parvenir à maintenir l’avance de leur équipe.
À quatre reprises depuis le début de cette série, une équipe a laissé filer une priorité d’au moins de deux buts. Évidemment, les hommes masqués ne sont pas les seuls fautifs, mais le fameux arrêt-clé est rarement au rendez-vous.
Le pire de tous
D’ailleurs, même si le test de l’œil était facilement concluant, un petit coup de fil aux amis de Sportlogiq a confirmé qu’une finale de la coupe Stanley a rarement opposé des gardiens aussi mauvais.
Du moins, depuis que la firme de données avancées a commencé à prendre en note la moyenne de buts sauvés, en 2019.
En guise de rappel, si un gardien se trouve sous la barre du 0, c’est qu’il accorde plus de buts qu’il ne le devrait selon la qualité des tirs qu’il reçoit.
Avec une moyenne de -1,27, Andersen se trouve dans une classe de médiocrité à part. Le Sergei Bobrovsky de la finale de 2023 (-1,02) est celui qui se rapproche le plus du Danois.
À -0,28, Hart, pour sa part, pointe au 11e rang sur les 18 gardiens qui ont vu de l’action dans plus d’un match d’une même finale depuis 2019.
Vraiment important ?
Certains diront que la démonstration offerte par Andersen et Hart confirme qu’il n’est pas nécessaire de miser sur un gardien de premier plan pour aspirer à la coupe Stanley.
Une question que l’on se pose depuis qu’Antti Niemi a aidé les Blackhawks à rafler les grands honneurs en 2010. En fait, ça dépend grandement de qui se trouve devant le filet adverse.
Les Oilers, surtout ceux de 2025, en sont le plus bel exemple. L’incapacité de Stuart Skinner à stopper un ballon de kin-ball n’était pas plus flagrante que celle des deux gardiens qui ont amorcé la présente finale.
Son taux d’efficacité de ,861 lors de ses cinq matchs face aux Panthers est identique à celui que présente Hart jusqu’ici contre les Hurricanes et nettement meilleur que le taux de ,815 qu’affichait Andersen avant qu’il ne soit remplacé par Bussi.
Sauf que, à l’autre bout de la patinoire, Connor McDavid et ses coéquipiers se sont butés à un Sergei Bobrovsky nettement plus en possession de ses moyens.