«On m’a dit que je n’étais pas assez bon»: Frédérick Gaudreau a vécu de l’adversité dès l’âge de 12 ans

Jonathan Bernier
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Frédérick Gaudreau l’admet. Il a eu un choc en apprenant, au cours de l’été, qu’il était échangé au Kraken de Seattle. Il voyait un peu s’envoler les efforts qu’il avait investis pendant quatre ans, en compagnie de ses coéquipiers du Wild, pour bâtir une culture qui permettrait à cette formation d’aspirer aux grands honneurs.
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La surprise passée, il file le parfait bonheur sur la côte ouest américaine. Un changement d’air imprévu qui coïncide avec l’entrée de l’attaquant de 32 ans dans une nouvelle étape de sa carrière.
«Mes années dans la LNH me donnent l’expérience et la confiance d’être celui vers qui les plus jeunes peuvent se tourner pour parler et se confier. J’aime ça être ce type de vétéran là», a indiqué, à quelques heures du prochain match du Kraken, celui qui compte 412 matchs d’expérience dans la LNH.

S’il y en a un qui s’y connaît en moments difficiles, en hauts et en bas qui se succèdent, c’est bien le Bromontois. On se souviendra qu’il avait fait une entrée fracassante en finale de la Coupe Stanley de 2017 dans l’uniforme des Predators de Nashville.
Il avait inscrit trois buts lors des quatre premiers matchs de la ronde ultime, dont deux gagnants.
Ne jamais abandonner
Tout ça, faut-il le rappeler, après n’avoir jamais été repêché dans la LNH.
«J’avais 12 ans la première fois qu’on m’a dit que je n’étais pas assez bon. Quand ça arrive, l’ego en prend un coup et tu commences à le croire, a-t-il raconté. J’ai eu la chance d’avoir beaucoup de soutien de mes parents.»
«Ils n’ont jamais rien exigé de moi. Ils m’ont dit qu’ils seraient là pour moi, qu’ils feraient tout pour m’aider à condition que ce soit l’amour du hockey qui m’incite à continuer de jouer, a-t-il poursuivi. Je vivais pour ça.»
Vingt ans plus tard, Gaudreau est d’avis que cette adversité rencontrée à un aussi jeune âge lui a permis d’affronter plus solidement les autres embûches qui se sont présentées à lui.
D’ailleurs, il n’a pas raté l’occasion d’y aller d’un conseil pour tous les jeunes qui pourraient, eux aussi, se faire dire qu’ils ne sont pas assez bons.
«Si tu as cette petite voix en dedans de toi, celle qui te parle le matin en te levant et celle qui te parle le soir avant d’aller dormir, assure-toi de la garder plus forte que tout le bruit ambiant, a déclaré Gaudreau. Si cette voix te permet de croire en ton rêve, concentre-toi sur elle. Crois en elle, car c’est elle, avec du travail et des efforts, qui va te mener là où tu veux.»
Un joueur de caractère
C’est un peu pour cette quiétude et cette maturité, sans oublier la profondeur que Gaudreau amène à une jeune ligne de centre, que le Kraken a acquis ses services. Un ajout qui a grandement plu à Lane Lambert, qui amorce sa première campagne derrière le banc de cette formation.
«Comme lui, j’ai passé du temps avec Milwaukee [dans la Ligue américaine de hockey]. Plein de gens de cette organisation m’ont écrit pour me dire à quel point on venait de faire l’acquisition d’un joueur de caractère», a soutenu l’ancien joueur des Nordiques.
«C’est en plein ce qu’il nous démontre depuis qu’il est avec nous. Il peut faire un paquet de choses sur la patinoire et c’est un gars qui pense à l’équipe en premier», a-t-il poursuivi.
Bref, il est fidèle à son habitude.