Frédérick Gaudreau a perdu son mentor: «Ça a été triste de le voir partir»


Jonathan Bernier
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MINNEAPOLIS | Les congédiements d’entraîneurs sont monnaie courante dans le sport professionnel. Confrontés à cette réalité, les joueurs en font habituellement peu de cas. Sauf quand cet entraîneur est celui qui vous a aidé à gravir les échelons jusqu’à la LNH. À ce moment-là, le choc est un peu plus ressenti.
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C’est ce qu’a vécu Frédérick Gaudreau lorsque la direction du Wild du Minnesota a congédié Dean Evason, le 27 novembre.

«Ça a été triste de le voir partir. Dean et moi, on avait une très belle relation depuis plusieurs années. Depuis mes saisons à Milwaukee, dans la Ligue américaine», a raconté Gaudreau, joint au téléphone mardi après-midi.
«C’est l’entraîneur pour qui j’ai joué le plus. Et je suis possiblement le joueur qu’il a dirigé le plus souvent. C’est une personne que j’apprécie beaucoup», a-t-il poursuivi.
Evason était à la barre des Admirals de Milwaukee, club-école des Predators de Nashville, lorsque Gaudreau a amorcé sa carrière dans la Ligue américaine en 2014-2015.
Charmé par sa détermination et son éthique de travail, Evason l’a pris sous son aile et lui a donné les outils nécessaires pour lui permettre, trois saisons plus tard, de participer aux séries éliminatoires et à la finale de la Coupe Stanley.
Les petits détails

Il est également celui qui a attiré le Bromontois au Minnesota à l’été 2021, lui permettant d’atteindre un nouveau statut.
«Je sais que Fred a trouvé ça difficile, a reconnu Marc-André Fleury. Il n’a pas eu un chemin en ligne droite pour atteindre la LNH. Il avait suivi Dean au Minnesota et c’est avec lui qu’il est devenu un régulier. Il devait se sentir mal pour lui.»
Un statut qui lui a permis un sommet personnel pour les points (44), en 2021-2022, et pour les buts (19), l’hiver dernier.
Cette fois, ses statistiques sont plus modestes (2 buts et 3 passes en 20 matchs). Il faut dire que le joueur de centre de 30 ans a été gardé sur la touche pendant 10 rencontres en raison d’une blessure au haut du corps.
Mais le principal intéressé ne s’en fait pas trop.
«Les statistiques, c’est ce que les gens regardent quand ils ne voient pas les matchs. Moi, je ne mets pas d’emphase là-dessus, a-t-il soutenu. Je crois davantage à l’importance de jouer de la bonne façon et à l’importance des petits détails. De ce côté-là, mon jeu continue de s’améliorer.»
Et John Hynes, son nouvel entraîneur semble lui faire confiance. Mardi soir, à Boston, il l’a envoyé dans la mêlée à trois contre trois, en prolongation.
Du chemin à rattraper
D’ailleurs, le changement d’entraîneur a eu l’effet espéré par le directeur général Bill Guerin. Depuis l’arrivée en poste d’Hynes, le Wild présente un dossier de huit victoires et trois revers.
«Ça va effectivement mieux, mais ce n’est pas que ça ne marchait pas avec Dean, a insisté Gaudreau. Quand la boule de neige déboule dans le mauvais sens, elle devient difficile à arrêter. On était rendu là. Il y avait une énergie difficile à renverser.»
Maintenant que la roue est repartie du bon côté, Gaudreau et ses coéquipiers tentent de rattraper le retard qu’ils ont accumulé. Puisqu’ils sont seulement à quatre points de la huitième place dans l’Association de l’Ouest, tout est encore possible.
Disons que le virage s’est effectué à temps.