Frappes israélo-américaines: des Iraniens en liesse à Montréal
Au centre-ville de Montréal, les drapeaux iraniens côtoyaient ceux des États-Unis et d'Israël

Michael Nguyen
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Des Iraniens en liesse ont envahi le centre-ville de Montréal ce samedi, pour célébrer les frappes israélo-américaines contre le régime de Téhéran.
« C’est le début de la liberté ! On va pouvoir retourner là-bas » a lancé en liesse Assal, qui a fui le régime islamiste il y a 9 ans pour s’installer dans la métropole. Pour des raisons de sécurité étant donné que sa famille est encore là-bas, elle a demandé de taire son nom de famille.

À côté d’elle, des dizaines de manifestants exaltaient leur joie de voir le gouvernement iranien affaibli, un mois après la répression de manifestations qui aurait fait des milliers de morts tandis qu’encore plus de gens auraient été emprisonnés.
C’est d’ailleurs pour cette raison que des manifestations avaient été organisées chaque semaine depuis janvier, mais ce samedi, l’humeur était complètement différente étant donné les frappes militaires d’Israël et des États-Unis.

Drapeaux d’Israël et d’Iran ensemble
Brandissant des drapeaux iraniens, mais aussi américains et israéliens, des centaines de manifestants se sont ainsi réunis au square Cabot, tandis que les policiers surveillaient la scène, avec des organisateurs distribuant des pancartes à tous ceux qui en voulaient.

« L’objectif, c’est la chute du régime islamique, a lancé Arian Aghajan, un musicien faisant partie des organisateurs de la manifestation ce samedi après-midi. Le peuple iranien avait besoin d’aide, les deux pays qui ont agi sont les États-Unis et Israël. »

Disant être partisan du retour du fils du Shah d’Iran comme dirigeant du pays, il espère que l’Iran pourra transitionner vers la démocratie et « sortir l’islam radical » de l’Iran.

Espoir de fin de régime
Le son de cloche était similaire pour Reza Parsa Nejad, président de la fondation ParsA, une ONG visant à aider la communauté iranienne au Canada.

« [Le régime iranien] a tué tellement de monde, ils s’en sont pris au peuple, a-t-il expliqué. La seule alternative est la chute du régime, c’est ce qui serait bon pour tout le monde. »
La foule était tellement en liesse que même la mort de 85 personnes dans une école de filles passait sous le radar, des manifestants expliquant que si la situation était « désolante », elle se situait près d’objectifs militaires.
« Pourquoi le gouvernement iranien n’a-t-il pas fermé l’école ? » s’est ainsi demandé M. Nejad.

Mais si la joie semblait prendre le dessus, certains Iraniens se disaient quand même inquiets pour leurs proches là-bas.
« Je pense à ma famille, ça m’inquiète, mais le but ultime est la chute du régime », a ainsi expliqué M. Aghajan, juste avant que les manifestants entament leur marche sur la rue Sainte-Catherine.